À Aubagne, le second tour des municipales se jouera en triangulaire, entre l’extrême droite arrivée très légèrement en tête, la droite du maire sortant Gérard Gazay, et une nouvelle alliance entre la gauche et le centre.
À Aubagne, le second tour des municipales se dessine autour de trois blocs désormais clairement identifiés. Dans ce paysage resserré, le maire sortant Gérard Gazay a choisi de s’allier avec Mohammed Salem pour structurer un pôle de droite et du centre face à deux adversaires : le Rassemblement national et l’union de la gauche.
Arrivé en deuxième position au premier tour avec 24,83% des voix, juste derrière la candidate RN Joëlle Mélin (24,94%), Gérard Gazay a rapidement engagé des discussions avec Mohammed Salem (6,56%). Leur fusion, officialisée hier en fin de journée, vise à rassembler un électorat proche idéologiquement et à éviter toute dispersion au second tour.
Les résultats du premier tour à Aubagne
Joëlle MELIN (RN) : 24,94%
Gérard GAZAY (Divers droite) : 24,83%
Jean-Pierre SQUILLARI (Union de la gauche) : 23,34%
Giovanni SCHIPANI (Divers centre) : 16,06%
Mohammed SALEM (Divers centre) : 6,56%
Elodie MALEK (LFI) : 4,27%
Un front commun sur le fil
Dans leurs prises de parole, les deux candidats assument une ligne claire. Celle de constituer un bloc capable de faire face à ce qu’ils présentent comme un double risque : une victoire du RN ou un basculement à gauche, dans une ville qui a longtemps été un bastion communiste avant que Gérard Gazay n’en fasse une prise de guerre de la droite aux municipales de 2014.
« Fortes de valeurs communes et de programmes complémentaires, nous faisons le choix de l’union face à la menace du retour de la gauche et afin d’impulser une nouvelle dynamique pour Aubagne. Ensemble, nous refusons que la gauche qui a conduit la ville au bord de la faillite et que nous avons combattue depuis tant d’années, remette la main sur notre Ville » souligne le maire sortant.
Une triangulaire structurée par les alliances
Face à ce bloc, la gauche s’est également organisée. La fusion entre Jean-Pierre Squillari (23,34%) et Giovanni Schipani (16,06%) crée une dynamique significative, renforcée par la possibilité de reports de voix issus de la gauche LFiste non qualifiée au second tour.
Le RN en tête, mais avec peu de réserves
Arrivée en tête dimanche soir, la députée Joëlle Melin aborde le second tour en position favorable sur le plan symbolique. Pour autant, sa situation apparaît plus contrainte en termes de réserve de voix.
Contrairement à ses adversaires, la candidate du RN ne bénéficie pas de partenaires naturels avec lesquels fusionner. Sa progression dépendra donc principalement de la mobilisation de son électorat du premier tour et d’éventuels reports individuels, plus incertains.
