Les collectivités locales se sont engagées à cofinancer les études pour la construction de la cité judiciaire à Arenc, derrière la tour CMA CGM. La facture totale devrait s’élever à 4 millions d’euros.
La construction d’une nouvelle cité judiciaire à Arenc (2e) a fait des remous lors de son annonce fin 2023. La CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence (CCIAMP) et le barreau de Marseille étaient notamment opposés au départ de l’organe judiciaire du centre-ville.
Mais le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a tranché pour l’atterrissage du projet derrière la tour CMA CGM, sur l’emprise foncière de l’aménageur public Euroméditerranée, lors d’une réunion en visio-conférence le 17 juillet dernier.
Le ministre a « gravé dans le marbre la construction de la cité judiciaire à Arenc et acté la participation aux études des différentes collectivités », relate la bâtonnière, Marie-Dominique Poinso-Pourtal, présente aux côtés des collectivités locales.
Un cofinancement entre les collectivités
Depuis juillet, le dossier ne semblait pourtant pas avancer. Mais, selon La Provence, le gouvernement s’est récemment remis en mouvement.
Gérald Darmanin a demandé au préfet de région, Jacques Witkowki, d’écrire aux différents représentants des collectivités, le maire de Marseille, Benoît Payan, la présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence et du Département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, ainsi que le président de la Région Sud, Renaud Muselier, pour réclamer une participation financière aux études de faisabilité à hauteur de « 800 000 euros chacun ». Soit quatre millions d’euros au total.
Un projet chiffré à 350 millions d’euros
On est encore loin du lancement du projet immobilier dont le coût avoisine les 350 millions d’euros pour une livraison prévue en 2031. Après ces études, il faudra ensuite lancer le concours d’architecture, puis les marchés publics pour entériner le projet.
Le barreau de Marseille se montre aujourd’hui favorable à rassembler l’organe judiciaire de Marseille, dispersé sur sept sites différents, dans un lieu unique. Cependant, ses représentants souhaitent désormais être associés aux futures prises de décision.
Fin décembre, la bâtonnière Marie-Dominique Poinso-Pourtal et son vice-président Jean-Michel Ollier, ont rencontré le directeur général de l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ), Benoist Apparu, qui s’est d’ailleurs montré favorable pour les intégrer.
Création de parkings
Dans notre grande interview, ces derniers demandent notamment la création d’un arrêt de tramway « devant la cité judiciaire et pas 300 mètres avant ou 300 mètres après ». Ils préconisent également la création de parkings publics dans la zone.
Certains experts de l’immobilier de bureau à Marseille préviennent également de la nécessité d’installer des parkings en sous-sol de la future tour, installée sur une zone inondable. Des aménagements qui pourraient revoir le coût du projet à la hausse ?