Murielle Baille a succédé à Thierry Vanderdonckt à la présidence du réseau Les entrepreneurs de l’Huveaune Vallée (LEHV). Elle détaille ses ambitions dans un entretien.
Murielle Baille a repris la présidence du réseau des entrepreneurs de l’Huveaune Vallée (LEHV) le 5 février à la suite du départ de Thierry Vanderdonckt. Le directeur du développement territorial chez EDF animait notamment l’émission LEH’TV.
L’entrepreneuse de 50 ans, fondatrice de Muse, organisme de formation pour les personnes éloignées de l’emploi, a vendu son entreprise au groupe Provence Formation en 2025 pour en devenir la directrice du développement.
Animée par les questions d’employabilité, Murielle Baille a rejoint l’association LEHV en 2018, pour développer le volet emploi afin d’accompagner les 300 adhérents dans le recrutement et la fidélisation de ses salariés. Dans un entretien, elle affirme ses ambitions pour trois ans de mandat à la tête de ce club économique fondé en 2009 à Marseille.
Made in Marseille : Pourquoi êtes-vous entrée au sein de LEHV en 2018 ?
Murielle Baille : Je me suis rapprochée de LEHV en 2018 parce que j’avais une vingtaine de collaborateurs à l’époque (Muse) et que j’avais besoin de grandir et d’échanger avec mes pairs. Appartenir à un réseau, ça aide à se nourrir. On rencontre plein de gens qui ont des expertises dans d’autres domaines que les nôtres.
En 2021, je suis entrée au conseil d’administration en proposant de m’occuper plutôt des sujets RSE, emploi, formation, puisque c’était ma valeur ajoutée. On a par exemple créé une téléréalité de l’emploi, car on est différent sous les projecteurs. On fait attention à sa posture, à son vocabulaire, on fait attention à tout… Donc, on a travaillé un parcours de formation. On a récolté un très bon taux de retour à l’emploi parce que nos entreprises se sont mobilisées.
Il existe plusieurs réseaux d’entreprises à Marseille. Quelle est votre différence aujourd’hui ?
M.B : C’est un réseau de territoire. Nous, on est plutôt entre les 10e, 11e et 12e arrondissements. Même si on est un peu descendus sur le 6e et le 8e. Donc ça commence à être un peu large. Mais je pense que notre ADN, c’est de travailler ensemble sur un territoire. Après, il y a d’autres réseaux comme la Cité des entrepreneurs ou Marséa qui agissent dans d’autres arrondissements marseillais.
Aujourd’hui, on est près de 300 adhérents de tout type d’entreprises, de moins de 10 salariés jusqu’à plus de 250. On a tous les commerces sur la zone commerciale de la Valentine, d’Ikea à Leroy Merlin, et les deux centres commerciaux. Ça nous a permis de créer une commission commerce. On propose aussi une commission industrie parce que Panzani, Heineken, Arkema font partie de nos adhérents.
Quelles orientations souhaitez-vous donner à votre mandat ?
M.B : Je souhaite que cette gouvernance soit beaucoup plus collégiale pour vraiment travailler avec le conseil d’administration afin que chaque membre prenne une thématique. Nous sommes en train de travailler sur une nouvelle commission avec la Société des eaux de Marseille, les citoyens de la Terre, pour traiter tout ce qui est lié à la transition, le climat, et donc les répercussions dans nos entreprises.
Et puis, j’aimerais bien monter une commission emploi formation, mais qui facilite les ponts, par exemple avec les jeunes. Il faut qu’on ouvre nos entreprises aux jeunes qui sont en troisième, en seconde, et qui cherchent des stages. Il faut prendre contact avec les IUT, avec la fac, avec tous les organismes qui peuvent aussi nous proposer des stagiaires.
Vous parlez de gouvernance. Votre conseil d’administration a-t-il évolué avec votre prise de fonction ?
M. B : Il n’y a plus que deux vice-présidents qui sont donc Maud Andrieux, avocate associée dans le cabinet Braunstein, et David Guez, qui est DG informatique. Concernant le bureau : Serge Dell’unto expert-comptable du cabinet Moliérac est trésorier et Richard Monaco est secrétaire général, un ancien Manpower à la retraite.
Comment allez-vous construire votre feuille de route ?
M.B : Nous avons un premier conseil d’administration ce soir (10 février, Ndlr). Une fois qu’on aura validé les thématiques qui sont principales pour nous, on va proposer à des nouveaux membres d’intégrer le conseil d’administration.
Le but étant toujours d’accélérer le développement des entreprises, d’être mieux ancrée sur son territoire, et de mettre le réseau au service de nos adhérents. On est quand même dans un contexte économique qui est compliqué, donc nous devons trouver des leviers pour accompagner nos entreprises pour les aider à grandir, à maintenir leur activité, et à se développer.