2021. Année de la biodiversité. Après le One Planet Summit en janvier dernier, Marseille accueille le Congrès mondial de la nature du 3 au 11 septembre.

Cet événement, organisé tous les quatre ans, par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), doit contribuer à inscrire la biodiversité dans une stratégie mondiale, au même titre que le climat. Un laboratoire où scientifiques, chercheurs, organisations gouvernementales, ONG, entreprises, société civile et peuples autochtones, travailleront durant dix jours afin de proposer des recommandations pour répondre aux défis environnementaux les plus pressants de notre époque.

La cité phocéenne s’est imposée dès 2017 comme destination idéale pour accueillir cette manifestation internationale. Avec son emplacement stratégique au bord de la Méditerranée, la deuxième ville de France rayonne déjà dans le monde, et jouit d’un patrimoine naturel terrestre et marin d’exception. La disponibilité du parc Chanot et de ses vastes infrastructures, accessibles en transports en commun, étaient essentiels pour l’éco-responsabilité d’un tel congrès. Sans compter le fort soutien des collectivités territoriales, CCI Aix-Marseille Provence, entreprises et associations, qui affichent une volonté marquée d’accueillir un événement de cette nature.

Initialement prévu en 2020, le Congrès a été reporté par deux fois en raison de la pandémie. Pour garantir sa tenue, le format a donc été repensé en fonction du contexte sanitaire actuel. Une version hybride, à la fois en présentiel et une version digitale accessible à distance, qui permettront aux membres de l’UICN et aux congressistes de participer aux débats. Un maintien indispensable pour sceller des engagements communs, avant les négociations attendues à la 15e conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique.

La Cop 15 qui aura lieu en avril 2022 en Chine devrait définir un cadre international pour mettre un terme à l’érosion de la biodiversité d’ici 2030.

La France, fer de lance

Marseille représente une occasion unique pour mobiliser et adresser des messages forts à la communauté internationale, et une opportunité pour accélérer la mobilisation de l’ensemble des citoyens et des acteurs autour de cet enjeu. « Aujourd’hui, la France est fer de lance. On ne le dit pas assez. Au niveau international, elle est très observée, son travail et son action sont reconnus », affirme Bérangère Abba, secrétaire d’état chargée de la Biodiversité auprès de la ministre de la Transition écologique.

Au mois de janvier dernier, elle a posé la première brique de la stratégie nationale Biodiversité, avec un plan d’action pour la préservation des espaces. Objectif : 30 % d’aires protégées à la fois terrestres et maritimes, dont 10 % sous protection forte. « On est vraiment sur les plus hauts standards de protection. On prône un modèle de préservation de nos territoires qui accepte les activités humaines, tout en les accompagnant pour qu’elles n’aient pas d’impact sur la nature et l’environnement ».

Dans le cadre de la loi de finances pour 2021, les crédits pour accompagner la création des nouvelles aires protégées ont été augmentés de 11 millions d’euros.

Cette stratégie pour la décennie à venir intègre la protection des espèces protégées et menacées, « des mesures sur l’eau, sur la forêt, sur le financement et les moyens qu’il faut que l’on déploie pour avoir une montée en puissance sur ces sujets-là », poursuit la secrétaire d’état. La santé environnementale et l’éducation à la nature auront aussi leur place, et c’est là tout l’intérêt des Espaces Générations Nature.

Première ouverture au public

Pour la première fois, le Congrès s’ouvre gratuitement au grand public avec des lieux d’expositions et d’animations. Ludiques et interactifs, les Espaces Générations Nature ont été imaginés sous forme de parcours expérientiels. Terrarium géant, découverte de la biodiversité aquatique, espace game, volière à papillons grandeur nature, atelier de cuisine bio, jardins participatifs ou encore réalité virtuelle…

Les participants pourront vivre des expériences innovantes et créatives qui sensibilisent à la biodiversité et leur donnent accès aux bons gestes pour la préserver. Le tout dans le respect du cadre sanitaire. En complément des gestes barrières, un dispositif est établi pour détecter les contaminations et alerter les personnes qui ont été exposées au virus.

« Je souhaite que toutes les personnes qui vivront les expériences, selon leur niveau de sensibilité et de connaissance, pourront mieux comprendre les enjeux et surtout sortir avec l’envie et les moyens de s’engager à leur façon, espère Bérangère Abba. On peut, par de très petits gestes, agir pour la biodiversité ».


Du 3 au 10 septembre, Marseille accueille le Congrès mondial de la nature de l’UICN. Made in Marseille, partenaire officiel de l’événement vous propose de découvrir son tout premier magazine hors-série spécial « transition écologique ».

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