La première édition marseillaise de la Nuit du Bien Commun s’est tenue le mardi 16 mai. À cette occasion, 400 800€ ont été récoltés pour soutenir dix projets de l’économie sociale et solidaire sur le territoire.

Petits fours, cocktails, coucher de soleil et vue panoramique sur Marseille : Obole, en partenariat avec la Fondation de France Méditerranée, a tout prévu. Pour cette première édition marseillaise de la Nuit du Bien Commun, organisée au palais du Pharo, dix porteurs de projet marseillais ont dû convaincre plus de 700 personnes.

L’objectif : chacun a 4 minutes pour récolter un maximum de dons et valoriser l’entreprenariat social. Après chaque passage, le commissaire-priseur Jean-Baptiste Renart sollicite en direct le public pour des contributions allant par pallier de 5 000 à 100€. « La philanthropie, c’est l’affaire de tous », se réjouit Cécile Malo déléguée générale de la Fondation de France Méditerranée.

« Marseille a trop subi les fracas et les tempêtes de la division, elle souffre d’inégalités qu’on essaye avec force et ambition de réduire autant que nous le pouvons », a déclaré sur scène le maire de Marseille, Benoît Payan. Pour la start-up Obole, c’était donc une évidence de réaliser une édition dans la deuxième ville de France.

La Ville a d’ailleurs gracieusement mis à disposition le Palais du Pharo pour cette soirée inédite. « Marseille regorge d’énergies, de potentiels, d’initiatives économiques, sociales, environnementales, et c’est ça sa force. Marseille, c’est un esprit pionnier fait de débrouilles, de luttes irrémédiables contre la résignation », a évoqué le maire. 

Une expérience unique en son genre

Les dix projets ont été sélectionnés sur 63 candidatures [voir encadré]. « L’appel a projet a été lancé fin 2021. Lors d’un Grand Oral, un comité de 12 membres (mécènes et institutions philanthropiques) a reçu 21 porteurs de projet. Pour enfin retenir dix projets solidaires », a tenu à rappeler Cécile Malo. 

Christophe Certain, directeur du Cours Ozanam, un des lauréats de cette édition, a lancé les festivités avec son pitch. Pendant quatre minutes, il a retracé l’histoire du Cours à travers l’expérience d’anciens élèves. Le directeur a évoqué très rapidement son projet de Ruche. « C’est un écrin de verdure situé à 50 mètres de l’école. Pour cela, nous avons besoin de 40 000€ », explique Christophe Certain. Très vite Jean-Baptiste Renart a lancé les paliers de dons. En l’espace de deux minutes, 37 000€ ont été récoltés.

Même son de cloche pour Lison Postel, membre bénévole, de l’Ecole Comestible Provence. Elle voulait obtenir 30 000€, elle en a récoltés 27 100. Grâce à cet argent, elle va pouvoir développer des ateliers dans 20 nouvelles classes et potentiellement embaucher un salarié. Au final, cette soirée a rapporté 400 800€ pour soutenir l’ensemble des projets. 

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Cécile Malo, déléguée générale de la Fondation de France Méditerranée, et Thibault Farrenq, un des associés d’Obole, lancent cette Nuit du Bien Commun marseillaise. © Maroine Jit

Une soirée couronnée de succès

Marc était un des donateurs présents. Pour lui, apporter son aide, c’était nécessaire. « Je suis content d’avoir pu participer à de tels projets. J’ai donné à la hauteur de mes moyens, mais le moindre sou est important. C’était une expérience unique en son genre ». Pour le projet de Lison Postel, il a donné 300€ « Elle m’a eu à sa première phrase. Le fait que 87% des enfants ne reconnaissent pas une betterave me surprend encore », a-t-il poursuivi.

Thibault Farrenq un des associés d’Obole et co-fondateur de la Nuit du Bien Commun, a vite constaté la réussite de cette soirée : « Nous avons réussi à remplir le Pharo, c’est impressionnant, les donateurs ont joué le jeu ». Lors de son discours de clôture il a souligné que Marseille était la ville où il y a eu le plus de dons de particuliers. Cécile Malo, déléguée générale de la Fondation de France Méditerranée a remercié les mécènes « sans qui la soirée n’aurait pas pu avoir lieu ».

L’édition marseillaise a eu le soutien financier de Rothschild Martin Maurel, IECD-Institut, Européen de Coopération et de Développement, De Willermin, la Fondation de Marseille, Compagnie Fruitière Foundation, Dominique Bluzet, Kardinalis Patrimoine, FATEC Group, Garden & City, SIGA Immobilier, Fonds Epicurien Provence et l’EMD. Cécile Malo a poursuivi son discours, « grâce à eux, on a vécu un beau moment, généreux et d’une grande humanité ».  

Reportage vidéo Maroine Jit & Samuel Azemard

 

Les dix projets marseillais en lice

  • Appel d’aire accompagne des jeunes défavorisés.
  • Émeraude Solidaire soutient la création d’un Café Joyeux à Marseille. Un restaurant employant des personnes atteintes de trisomie 21.
  • Le Cours Ozanam lui, ambitionne de créer un lieu, la Ruche. Un lieu, dans lequel travaillent parents, enfants et professionnels.
  • Just a pour projet de créer l’Auberge Marseillaise. Un établissement, pour 70 femmes et enfants en situation de grande précarité, victimes de violences.
  • La Maison des plus petits, quant à elle, veut ouvrir un lieu de vie pour des enfants en situation de handicap.
  • La Petite Lilli soutient le projet du restaurant Le République. L’objectif est de rénover le lieu solidaire.
  • L’école au présent accompagne les parents en situation de très grande précarité.
  • L’école comestible Provence permet l’éducation alimentaire dans les écoles.
  • Massajobs propose un accompagnement pour l’insertion professionnelle.
  • T’Cap 21 ambitionne d’ouvrir un café gourmand.

Chacun des porteurs de projets ont chiffré leurs besoins grâce aux bénévoles de la Fondation de France Méditérannée.

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