Spécialisée dans la transformation de conteneurs maritimes en  logements ou locaux d’activité, Homeblok ouvre sa deuxième unité de production à Berre-l’Étang.

Transformer des conteneurs maritimes en bureaux, habitations, commerces ou logements d’urgence. C’est la spécialité de Homeblok, la marque de l’entreprise d’insertion, de LVD Énergie, filiale du groupe La Varappe.

Jusqu’à présent, c’est depuis la Treille, à Marseille, que les petites mains expertes reconditionnent des conteneurs maritimes pour leur donner une seconde vie. De ce site développé avec l’Agence nationale pour la formation professionnelle (Afpa) sortent 300 conteneurs recyclés par an.

C’est aussi depuis la Treille que la nouvelle unité de production a été testée. C’est-à-dire, montée avant d’être démontée et transportée sur la commune de Berre-l’Étang. Car c’est bien la particularité de cette plateforme de 4 600 m2. « Elle est démontable et montable en seulement 1 mois et demi. C’est une véritable innovation technique » se réjouit Michaël Bruel, directeur opérationnel LVD Énergie.

Pour le distributeur de la marque Homeblok, « l’unité a été étudiée et conçue de manière à pouvoir être transportée facilement d’une région à une autre en fonction des chantiers. Ce qui permet de transformer les conteneurs sur place et d’éviter la circulation de nombreux camions sur les routes et permet aussi de réduire l’impact écologique de la production ».

250 conteneurs supplémentaires par an et 18 salariés

Pour l’instant, c’est en bordure de la zone d’activité logistique de Berre, qui longe la R133, que la nouvelle unité a pris ses quartiers. Les équipes pourront assurer la logistique et la construction de 250 conteneurs supplémentaires par an. Cette ouverture promet également le retour à l’emploi de 18 personnes en plus des 36 personnes qui travaillent sur le site de la Treille, dont 30 en insertion.

entreprise, De Marseille à Berre, des conteneurs transformés en bureaux et logements, Made in Marseille
Laurent Laik, dirigeant-fondateur du groupe La Varappe. © La Varappe

L’économie circulaire, un levier pour l’emploi

Pour Mario Martinet, le maire de Berre-l’Étang, le reconditionnement de conteneurs pour les transformer en logement ou en locaux d’activité, par une entreprise de l’économie sociale et solidaire « entre totalement dans la cible de nos recherches, déclare-t-il à l’occasion de l’inauguration.

Pour l’édile, c’est une manière de donner « une chance à des Berrois peu qualifiés, mais motivés, d’accéder à un emploi formateur et durable. Deuxièmement, nous cherchons particulièrement à œuvrer dans le domaine de l’économie circulaire, où ce que l’on considérait hier comme un déchet inutile devient aujourd’hui une matière première à valoriser » a-t-il déclaré aux côtés du député de circonscription, Jean-Marc Zulesi et de Laurent Laik, dirigeant-fondateur du groupe La Varappe.

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De g. à d. Jean-Marc Zulesi, Mario Martinot et Laurent Laïk. © La Varappe.

Une solution temporaire pour différents types de situation d’urgence

Depuis 10 ans, la marque Homeblok œuvre dans la construction modulaire, elle a été mise en lumière il y a trois ans, grâce à la création d’un hôtel éphémère tout en conteneurs à l’occasion du Grand Prix de F1 du Castellet. Une première dans l’histoire des GP en France.

À Marseille, elle compte plusieurs réalisations à l’instar d’un programme de 70 modules habitables produit en quatre mois et posé en dix jours. Soit 840 m2 de plancher au sein de la résidence sociale Loubon (3e), gérée par Adoma. Une réponse provisoire permettant à 70 personnes de rester sur place, le temps de la rénovation d’un immeuble dégradé. 48 conteneurs maritimes recyclés ont également été installés dans le nord de Marseille pour créer une unité d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences conjugales.

Ce type d’hébergement en conteneurs recyclés avait également été avancé par la Ville de Marseille, en vue des Jeux olympiques de 2024 pour remplacer les bâtiments en dur et faire baisser les coûts. La solution modulaire s’inscrit dans le projet que défend la municipalité marseillaise pour une réutilisation « au profit des Marseillaises et des Marseillais, en hébergement d’urgence pour les sinistrés de catastrophe, en hébergement d’abri pour les femmes victimes de violences, en mise à l’abri de personnes à la rue pendant le plan hivernal ou en relogement provisoire pour agir concrètement contre l’habitat indigne ».

À l’heure de la guerre en Ukraine, cette réponse modulaire, à la construction traditionnelle, apparaît également comme une réponse temporaire pour accueillir les réfugiés qui ont fui leur pays, partout en France. « Les procédés de préfabrication, améliorés et déployés de façon préindustrielle génèrent des gains de temps et d’argent considérables sur la mise en œuvre de tous les projets, explique Michaël Bruel. L’unité de transformation de Berre est un modèle productif innovant, reproductible à l’infini ».

À Marseille encore, où s’engage un vaste chantier de rénovation urbaine, les conteneurs reconditionnés pourraient être envisagés pour les relogements temporaires le temps du chantier.

Autre projet en cours à Mayotte, avec l’implantation d’un immeuble de deux étages composé de 12 logements en T2 et pour réaliser sur place une troisième unité de transformation.

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