Depuis sa première édition en octobre 2020, le collectif Hors Champs a étendu l’offre sur son marché. Installé à Saint-Victor chaque dernier dimanche du mois, il propose des produits locaux et un espace de restauration pour les plus gourmands.

Le collectif Hors Champs est né d’une initiative citoyenne, quatre femmes à l’origine, étendu rapidement à un plus grand nombre. « Nous avons impliqué toutes les personnes qui voulaient un marché le dimanche car il en manque », explique Saskia Porretta-Menne, l’une des fondatrices.

C’est ainsi que le marché du même nom s’est créé, en réunissant les valeurs de ces citoyens : le local, le bon goût et l’humain. Divers produits sont disponibles ur le marché : vins, légumes, miel, agneau, café…

Itinérant au départ, il s’est stabilisé à Saint-Victor dès mai 2021, tous les derniers dimanches du mois. « Nous voulions animer cet espace, avoir un marché sur lequel rester toute la journée. Nous avons demandé cet emplacement dans le 7e arrondissement car celui-ci était approprié », détaille Saskia.

Un projet porté par des bénévoles, aujourd’hui une dizaine en continu et une autre supplémentaire le jour du marché. « Ce sont seulement des gens venus d’eux-mêmes, par essence ils ont déjà cette sensibilité du bon et du local », qui représente l’identité d’Hors Champs. « C’est important de garder cette âme d’asso ».

Certains visiteurs sont fidèles au marché depuis sa création. « Il y a toujours le noyau dur du début qui venait quand le marché était itinérant, et c’est devenu ensuite un marché de quartier. »

, Comment le collectif Hors Champs anime avec passion le petit marché de Saint-Victor, Made in Marseille
© Agathe Hernandez

Valoriser les producteurs locaux

Les produits sur le marché ne franchissent pas la barre des 150 kilomètres. Un atout pour limiter son empreinte carbone d’abord, mais aussi un gage de qualité. « Nous sommes précautionneux sur la sélection des exposants, c’est pour ça que c’est un petit marché ». Il compte entre 15 et 20 exposants. Un moyen simple de vérifier et d’établir un contact humain : « les rencontrer, comprendre comment ils travaillent ». Le sourcing est précis.

« Nous avons un noyau dur depuis le début, ça fédère toute l’équipe », constate Saskia. Parmi les réguliers, il est possible de retrouver l’horticultrice Marie Varenne de « Fleurs d’Arles », l’éleveur ovin à Saint-Gilles-du-Gard Emmanuel Lafaye « Histoire d’Agneau », l’apicultrice Jamie Lozoff « Faire la Bees » ou encore la torréfactrice Iris Michalon « Brulerie Moka ».

Ces éléments sont soudés. « Nous faisons par exemple des banquets chez les producteurs ». Suite à cela, l’esprit d’équipe se maintient. Ils s’entraident aussi entre eux, comme pour faire de la livraison groupée. « Beaucoup d’amitiés se sont créées ».

Qui dit produits frais et locaux dit évolution. « Nous nous forçons à chercher des producteurs de saison, nous n’avons jamais deux fois de suite la même programmation ». Les exposants sur le marché proposent leurs propres produits, « par exemple, pour les fleurs, ce n’est pas une fleuriste mais une horticultrice. Elle les a elle même plantées ou cueillies ». Les visiteurs trouvent « une grande diversité et qualité, par exemple Fabien a six variétés de fraises ».

Hors alimentation, d’autres univers se joignent à ce marché. Parmi eux, les visiteurs retrouvent céramique, ébénisterie, beauté, textile en upcycling, des semences et des plans pour le potager au printemps… « Globalement, nous avons des retours de gens qui sont contents, en tout cas ils apprécient les exposants ». Cela se voit d’ailleurs à la fin du marché, « les exposants ont quasiment tout vendu à chaque fois », se réjouit Saskia.

Créer un lieu de vie

À chaque édition participe un vigneron différent qui fait découvrir ses produits. Il propose des verres de vin à la buvette, permettant à l’association de vivre financièrement. Il vend également ses bouteilles.

Sont également présents deux ou trois restaurateurs, « ils peuvent se tourner vers les produits du marché » pour concocter leurs plats. Environ 400 repas sont vendus sur cet espace à chaque édition. Il est situé au Bertie Albrecht, adjacent à la place. Ce dimanche, les visiteurs retrouveront les oursins de Jonas Bizord et Damien Férud, les huîtres naturelles de Pascal, les assiettes de Caterine, la Maison des Nines et ses sandwichs et Encore un morceau, dès 11h.

Hors Champs accueille systématiquement une association en son sein, qui varie à chaque fois. La première en octobre dernier était l’Ecole Comestible, puis la Roue et Terre de Liens ont suivi. Pas très loin se tient un stand de réparation de vélos. « On peut laisser son vélo pendant qu’on fait ses courses ».

Il y a aussi des ateliers pour les enfants et les grands, comme un lieu de vie. « Nous avons envie de mettre de la musique, de faire des animations en phase avec nous. Nous essayons d’avoir une vision au plus long terme, en réfléchissant à d’autres projets ».

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© Agathe Hernandez

La prochaine édition a lieu ce dimanche 27 février. Le marché se tient sur la place Saint-Victor de 8h à 13h et l’espace buvette/restauration au square Bertie Albrecht de 11h à 16h.

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