Rémy Van den Bussche est l’un des agriculteurs retenus par la Métropole pour remettre en culture des terres à fort potentiel dans le 14e arrondissement de Marseille. Depuis avril 2020, le maraîcher cultive des légumes bio. Reportage vidéo.

La Métropole met en œuvre depuis 2019 son plan d’action en faveur de l’agriculture urbaine, avec un budget de 2 millions d’euros. 15 hectares ont été remis en culture, les tarifs de l’eau agricole ont été revus, des fermes pilotes ont été créées (ferme des Calanques, ferme Capri de la Cité de l’agriculture) et d’autres sont en projet. 

Un appel à projets a été lancé, en décembre 2020, portant sur 9 hectares de terres agricoles situées à Marseille (14e), dans le périmètre de la Zac des Hauts de Sainte-Marthe. Parmi les 20 candidatures reçues, 4 ont été retenues dont celle de Rémy Van den Bussche, 34 ans, ingénieur en eaux et environnement. Ces terres situées juste au-dessous du canal de Marseille « sont d’excellente qualité », souligne le jeune maraîcher.

Après une expérience en tant qu’enseignant en mathématiques, il passe son BPREA (brevet professionnel responsable d’entreprise agricole) et plusieurs formations agricoles, et enchaîne avec 2 ans d’expérience en tant qu’ouvrier agricole et 2 ans en tant qu’exploitant, sur le Domaine de la Violaine à Venelles. « C’est très dur d’avoir du foncier dans la région et avec mon boulot, la famille et les amis, je n’avais plus le temps pour ma passion [l’agriculture, ndlr], donc quand j’ai vu cet appel à projets, j’ai directement candidaté », explique t-il.

Faire de l’agriculture biologique en contrepartie

Rémy a signé un bail rural renouvelable de 9 ans au printemps 2021 avec un loyer annuel modique. En contrepartie, il doit respecter un cahier des charges précis, pratiquer l’agriculture biologique, maintenir les haies pour abriter la biodiversité, assurer une couverture permanente du sol.

« Depuis que je me suis installé en avril 2020, mon travail est fortement axé sur les principes de l’agroécologie, je travaille énormément sur la préservation des sols et sur la gestion économe de la ressource en eau. J’ai toujours voulu faire du bio avant même de signer ce bail », assure le paysan.

À ce jour, Rémy Van den Bussche assure ses premières commercialisations auprès d’un restaurant/traiteur, d’une épicerie paysanne et du grand public à petite échelle. « Dès que la production sera plus régulière, je pense au printemps 2022, je proposerai un système de panier par abonnement », annonce Rémy.

Ce projet constitue la première pierre du futur Parc agricole des Piémonts de l’Etoile, qui fera l’objet d’une concertation en 2022. Un nouvel appel à projet pour mise à disposition de foncier devrait être lancé en 2022 sur 7 hectares.

 

 

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