Jérôme Laplane : Un agriculteur au service de la nature et de la santé

Installé à Roquevaire au pied du massif du Garlaban, Jérôme Laplane cultive 6 hectares de maraîchage et vend directement aux consommateurs sa production de fruits et légumes de saison, cultivés sans pesticides, sur les marchés de Marseille, de Roquevaire et de leurs alentours.

Cet agriculteur est passé aux méthodes agroécologiques après avoir constaté lui-­même les dégâts générés par les pesticides sur ses cultures :

« Les pesticides ? C’est un cercle vicieux. Je vais vous expliquer pourquoi : Les engrais boostent la croissance des plantes, les rndent plus grosses, plus vite. En grandissant de cette manière, la paroi des cellules végétales devient plus fine, trop fine… Comme un ballon dans lequel on souffle vous voyez ? Plus on souffle plus la membrane devient fine… Avec une paroi aussi fine, les cellules végétales deviennent fragiles et vulnérables aux insectes et parasites… Il faut donc les défendre en rajoutant un autre pesticide… On en sort plus !! Sans compter le prix que ça coûte et la pollution de l’eau que ça engendre… Ce système est absurde« .

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Comment arrive-­t­-on alors à produire et à soigner ces plantes sans pesticides ?

« Les principes de base de l’agro­écologie reposent sur l’alternance de cultures différentes à un même endroit, ce qui favorise la fertilisation et l’enrichissement du sol, et sur des associations de plantes aux effets réciproquement bénéfiques : « Par exemple : les poireaux, mais aussi les oignons et l’ail, diffusent dans le sol une substance qui tue les nématodes nuisibles aux carottes. En cultivant des poireaux, des oignons ou de l’ail pendant une saison, on prépare le sol pour y cultiver des carottes la fois suivante et bénéficier de l’effet anti­-nématode d’une génération sur l’autre« .

Les méthodes agro­écologiques requièrent une connaissance subtile du fonctionnement des écosystèmes. Ces savoir ­faire et cette relation à la nature ont été perdus au cours des dernières décennies au sein de l’agriculture industrielle : il s’agit désormais de renouer avec des pratiques au carrefour des savoirs scientifiques et des pratiques traditionnelles pour à la fois améliorer la qualité de notre alimentation, mais aussi préserver celle de notre eau et de notre environnement.

EARL du POTAGEROME, Jérôme Laplane

  • Vente à la ferme le vendredi après-­midi toute l’année
  • Marché du cours Julien à Marseille
  • AMAP* le mardi à Marseille (Bonneveine à 19h)
  • AMAP* le jeudi à la ferme (Roquevaire à 18h)

 

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