La France choisit Smartseille pour imaginer la ville du futur !

Marseille, laboratoire français de la ville méditerranéenne du futur ? C’est la conclusion qui se dégage pour les équipes d’Eiffage et d’Euroméditerranée, qui ont scellé en avril dernier le départ d’une expérience urbaine unique en France : construire un morceau de ville expérimental qui sera livré progressivement d’ici 2018, nommé « Smartseille ». 

Mais que signifie cette appellation laboratoire français de la ville méditerranéenne du futur ? Paul Colombani, directeur général adjoint d’Euroméditerranée, explique qu’il s’agit de « tester des innovations technologiques et environnementales, qui si elles fonctionnent, seront dupliquées ailleurs à Marseille, en France ou à l’étranger sur le pourtour méditerranéen notamment« . Une expertise à la française en quelque sorte.

Pour retrouver des informations sur l’ensemble du projet Euroméditerranée, voir notre reportage ici

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Maquette du projet © Eiffage Immobilier Méditerranée/Babylone- aagroup

Flexgrid

Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, en visite sur le chantier Smartseille le 22 mars 2016 en présence de Laure-Agnès Caradec, Présidente d’Euroméditerranée, Christian Estrosi, Président du Conseil Régional PACA et Hervé Gatineau, Directeur régional immobilier Eiffage Immobilier Méditerranée.

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Ségolène Royal aux côtés de Laure Agnès Caradec et Christian Estrosi pour présenter le projet Flexgrid (c) DR

Avec Flexgrid, le projet Smartseille s’enrichit et donnera naissance à un véritable écoquartier, tourné vers la mer, au service de ses habitants avec une économie maîtrisée et des dépenses énergétiques optimisées.

L’autoproduction et l’autoconsommation seront les points forts de ce projet, en alimentant les usages tertiaires, résidentiels, commerciaux à partir d’installations photovoltaïques. Objectifs : réduire la facture énergétique des habitants et répondre aux enjeux de développement urbain durable à savoir l’écomobilité, la mixité sociale, générationnelle et fonctionnelle, la gestion durable de l’eau.

Flexgrid est un appel à projet national pour lequel la région Paca a répondu favorablement en 2015, avec à la clé des investissements importants de la part des gestionnaires de réseau comme ERDF. L’objectif ici pour les gestionnaires est de tester des nouveaux réseaux d’énergie intelligents. Et si Marseille a été choisie, c’est avant tout pour son climat. Au total, Flexgrid mobilisera plus de 200 millions d’euros d’investissements sur 25 sites pilotes dans toute la France de la part des partenaires publics et privés pour financer de nouvelles infrastructures et des équipements. 


 

Marseille, site pilote choisi par le gouvernement pour imaginer la ville du futur

Marseille peut être fière, car elle a été choisie par le Gouvernement sous l’autorité du Premier Ministre Manuel Valls, comme l’un des 3 sites pilotes en France pour imaginer la ville durable du futur. 

Pourquoi Marseille ? Pour plusieurs raisons, en partie pour une architecture ambitieuse et respectueuse de l’environnement, pour une amélioration de la mobilité des personnes et une utilisation ingénieuse des nouvelles technologies, mais aussi et surtout pour la réduction considérable de la facture énergétique. Comment ? Par l’utilisation d’un nouveau système, unique dans la région : la Thalasso-thermie, dont le principe consiste à aller chercher l’eau de mer au large de Marseille et à utiliser son énergie pour chauffer ou rafraîchir le quartier, et ainsi baisser la facture.

Le chantier est déjà bien lancé et les innovations écologiques sont au rendez-vous… Focus. 

Une innovation forte : sous la bâche bleue, les déchets industriels retrouvés dans le sol sont traités naturellement avec des champignons, qui permettent de dépolluer le sol sans extraire la terre présente. C’est beaucoup moins coûteux et l’impact sur l’environnement est réel. Seul inconvénient, c’est un peu plus long qu’une dépollution classique. Ce procédé s’appelle mycoremédiation.

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« Des bureaux de la ville de Marseille dès 2016 »

jean-claude-gaudinJean-Claude Gaudin, maire de Marseille, a expliqué au public que « la ville de Marseille est partenaire du projet avec l’acquisition d’environ 11 000 m² de bureaux pour un investissement de 36 millions d’euros, qui accueilleront, dès 2016, les 350 agents de la délégation générale Valorisation des Equipements. Cela permettra de répondre à un impératif de mutualisation des moyens et de gestion optimisée des services.« 

Côté prix, le coût au m² sera plutôt avantageux pour du neuf à Marseille et dans un quartier en plein bouleversement. Avec une moyenne de 2700 à 3000 € / m² pour le logements parking compris, et 2500 €/m² pour les bureaux.

Une architecture durable, moderne et méditerranéenne

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Une future loggia donnant sur la mer © Eiffage Immobilier Méditerranée/Golem/Piquet designe

Côté architecture, pour bâtir une ville moderne et ambitieuse, il faut des architectes de grandes classes. C’est chose faite avec la signature entre autres de l’un des architectes les plus reconnus au monde et titulaire d’un prix Pritzker (le prix Nobel de l’architecture), Eduardo Souto de Moura, ainsi que de la talentueuse marseillaise Corinne Vezzoni que l’on ne vous présente plus, qui a dessiné le futur siège d’Eiffage Construction Provence, et d’autres projets signés par le Marseillais Jean-Michel Battesti ou l’agence Atelier 82. Il faut également compter sur le talent de Jean Mus, paysagiste spécialisé dans les parcs et les jardins du bassin méditerranéen, qui a à charge la réalisation de tous les espaces végétalisés. 

L’objectif affiché par Eiffage et Euroméditerranée était avant-tout de choisir des grands architectes capables de travailler sur un modèle de construction méditerranéen. Parce que faire un écoquartier à Marseille, c’est tout l’inverse de ce que l’on peut trouver en Allemagne ou en Suède. Ici, on cherche à tourner le dos aux vents dominants et à se cacher du soleil en été, alors que dans les pays du Nord de l’Europe, souvent très réputés pour leurs écoquartiers et leur conception urbaine durable, on cherche davantage à capter un maximum de lumière. Et architecturalement, le résultat est diamétralement opposé. 

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Un bout de la ville du futur imaginé par l’Atelier 82 © Eiffage Immobilier Méditerranée/Golem

Côté transport, ce secteur de la ville est l’un des mieux desservis. Avec les deux autoroutes A7 et A55 très proches, l’autoroute A50 accessible via le tunnel Prado Carénage à moins d’un kilomètre, le futur pôle d’échange Capitaine Gèze avec l’arrivée du métro prévue d’ici fin 2015, la rue de Lyon réaménagée pour la passage d’un bus à haut niveau de service avec ses bornes digitales et le tramway en 2018, et la fameuse L2 qui devrait être livrée dans moins de 2 ans. 


Le projet en chiffres

  • 2,4 hectares
  • 58 000 m² de plancher
  • 400 logements
  • 20 000 m² de bureaux et d’équipements publics
  • 800 habitants
  • 2 000 emplois

A terme, 4 000 personnes pourront vivre, habiter ou travailler dans l’écoquartier Allar. Les travaux ont commencé en septembre 2014. Les livraisons débuteront en 2016 et se poursuivront jusqu’en 2018, date à laquelle est prévue la livraison de la totalité de l’écoquartier Allar.

La vidéo du projet

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7 COMMENTAIRES

  1. C’est également notamment le cas à Nice-Méridia avec la construction d’un éco-quartier novateur en relation avec les acteurs présents sur le domaine des SmartGrid, mais comme on parle rarement du secteur niçois sur « projets architecte urbaniste »… et d’autres coins de France également.

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