Un centre de santé ultra moderne promet l’accès aux soins pour tous à Belsunce

Le nouveau centre Cara Santé a été inauguré par les élus locaux : Martine Vassal, présidente du CD13, Renaud Muselier, vice président de la région Paca, Solange Biaggi, adjointe au commerce à la mairie,

Un centre de santé, inauguré le 22 septembre dernier, a ouvert ses portes en plein cœur du Cours Belsunce. Avec ses appareils dernière génération et le tiers payant intégral, il a pour but de permettre à n’importe quel Marseillais un accès aux soins sans aucun euro à avancer. 

Si les campagnes françaises sont reconnues pour être de vrais déserts médicaux, dans certaines villes aussi le déficit de centres de soin est alarmant. Et c’est justement après avoir constaté une pénurie de l’offre de soins dans le 1er arrondissement de Marseille que Jean-Jacques Zenou a choisi Belsunce pour implanter son centre de santé. « Avant d’ouvrir, j’ai étudié l’offre de soins du quartier et j’ai été choqué du manque de centres et de l’état général de ceux ouverts. C’est pourquoi Belsunce s’est imposé dans ce projet qui mûrissait depuis trois ans, à savoir créer un nouveau modèle de centre de santé qui serait un haut lieu de mixité », met en avant Jean-Jacques Zenou.

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Le centre de santé a pour vocation de palier en partie au déficit de centres de soins dans le 1er arrondissement de Marseille © Joël Assuied

Offre large et équipement de pointe

D’après une étude IPSOS/Secours Populaire publiée le 6 septembre dernier, les difficultés d’accès aux soins en matière d’optique et de soins dentaires se sont renforcées en France aujourd’hui par rapport à 2008. Des difficultés qui se sont encore plus accrues pour les Français les plus modestes, soit ceux dont le revenu mensuel net du foyer est inférieur à 1 200€. Tant est si bien qu’une partie d’entre eux a même dû reporter voire renoncer à certains soins en raison de leur coût ou même seulement de l’avance financière (voir infographie).

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Cliquez pour agrandir © AP

CARA Santé a pour but de palier à ces problèmes en permettant à n’importe quel Marseillais de se soigner sans avancer un euro comme c’est le cas chez de nombreux praticiens. Pour cela, le centre de santé a passé des conventions avec plus de 250 mutuelles pour ainsi mettre en place le tiers payant intégral. En plus de cela, les plages horaires sont élargies et l’équipement matériel est dernier cri. Au total, 18 médecins (généralistes, chirurgiens dentistes, dermatologues, ophtalmologues, gynécologues, ORL, cardiologues et auxiliaires médicaux) forment l’ensemble du personnel, assistés par un secrétariat d’accueil.

Mixité sociale au rendez-vous

En trois mois, 2 000 patients sont venus consulter l’un des spécialistes de CARA Santé. Et pas seulement des habitants du quartier. « Nos patients sont en majorité des résidents du 1er arrondissement, à hauteur de 70%, mais il y a aussi des personnes qui travaillent dans le quartier et même des touristes », souligne Jean-Jacques Zenou. 60% des patients disposent de la Couverture Maladie Universelle (CMU) ou de l’Aide Médicale Étrangère (AME) et 40% de la sécurité sociale couplée à une mutuelle privée. L’objectif de faire de ce centre de santé un lieu de mixité et d’accessibilité universelle est donc plutôt en passe d’être réalisé.

cara-sante-belsunce-medecin-docteurQuant aux délais d’attente pour une consultation, il reste encore un peu élevé : il faut compter par exemple un mois pour un rendez-vous dentaire. L’objectif à terme est de faire baisser l’attente à un rendez-vous dans la semaine à venir. Pour cela, l’équipe de spécialistes va s’étoffer encore davantage. Jean-Jacques Zenou reçoit aujourd’hui environ trois candidatures par semaine. « À l’ouverture, ça n’a pas été facile de convaincre les docteurs de venir travailler ici car beaucoup avaient peur. Aujourd’hui, c’est encore le cas pour certains car le respect du praticien est de moins en moins présent dans notre société. Cela fait partie de mes priorités à changer afin de faire en sorte que le respect aille dans les deux sens », explique-t-il.

Jean-Jacques Zenou a déjà en tête d’ouvrir un deuxième centre de soins, toujours dans le centre-ville de Marseille et plus précisément sur la Canebière. Un projet qui pourrait voir le jour d’ici un an.

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