Les anciens maires de secteur (13e et 14e arrondissements de Marseille), Sandrine d’Angio et Stéphane Ravier, ont été condamnés ce 17 février à un an d’inéligibilité pour favoritisme.

Le verdict vient de tomber. Ce 17 février, le tribunal judiciaire de Marseille a condamné Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône, ancien maire de secteur, à trois mois de prison avec sursis, un an d’inéligibilité et 5 000 euros d’amende pour favoritisme.

Sa nièce, Sandrine d’Angio, qui lui avait succédé à la tête de la mairie de secteur en 2017, a quant à elle été condamnée à 5 000 euros d’amende, dont 2 000 avec sursis, ainsi qu’à un an d’inéligibilité.

Cette dernière a été désignée comme tête de liste pour la mairie de secteur par le candidat d’extrême droite, Franck Allisio (RN), aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026. « Le seul avocat présent, celui de Sandrine D’Angio, n’était pas en capacité de dire si ça cliente allait faire appel », assurent nos confrères de Marsactu.

Retour sur les faits

Les faits remontent à 2016-2017 lorsque Stéphane Ravier était maire des 13-14e arrondissements de Marseille. La justice lui reproche d’avoir attribué un marché public lié à la refonte du site internet de la mairie en le scindant entre deux sociétés bénéficiant en réalité à la même personne.

Ce procédé aurait permis de rester sous le seuil de 25 000 euros imposant une mise en concurrence. Cependant, le tribunal a précisé qu’aucun enrichissement personnel n’avait été démontré.

La semaine dernière, Stéphane Ravier, a également été condamné en appel pour prise illégale d’intérêts pour l’embauche de son fils. Il a annoncé qu’il allait se pourvoir en cassation.

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