Les deux candidats Jean-Pierre Squillari et Giovanni Schipani, arrivés respectivement 3e et 4e, dimanche soir au premier tour des municipales à Aubagne, ont annoncé qu’ils fusionnaient leurs listes pour tenter de l’emporter au second tour.
Le temps des rivalités aura été bref. Au lendemain d’un premier tour serré, Jean-Pierre Squillari (divers gauche) et Giovanni Schipani (divers centre) ont annoncé leur fusion en vue du second tour des municipales à Aubagne. Leur liste sera menée par le candidat de la gauche.
Les résultats du premier tour à Aubagne
- Joëlle MELIN (RN) : 24,94%
- Gérard GAZAY (Divers droite) : 24,83%
- Jean-Pierre SQUILLARI (Union de la gauche) : 23,34%
- Elodie MALEK (LFI) : 4,27%
- Giovanni SCHIPANI (Divers centre) : 16,06%
- Mohammed SALEM (Divers centre) : 6,56%
Une addition de voix, mais pas encore une majorité
Avec 23,34% pour Jean-Pierre Squillari et 16,06% pour Giovanni Schipani, l’addition des deux scores place leur alliance dans une position potentiellement gagnante. D’autant qu’ils pourraient compter sur le report des voix des listes d’Elodie Malek (LFI) et Mohammed Salem (divers centre) qui n’ont pas été en position de se maintenir.
Mais pour l’heure rien n’est joué. En effet, au premier tour, les Aubagnais ont placé la candidate du Rassemblement national, la députée Joëlle Melin, en première position. Devançant le maire sortant Gérard Gazay d’une poignée de voix.
À 1,49 point du maire sortant, Jean-Pierre Squillari se retrouve en situation de pivot. « Nous avons pris nos responsabilités », explique-t-il, évoquant plusieurs heures de discussions pour aboutir à un accord avec Giovanni Schipani. La nouvelle liste, qui doit être déposée rapidement en préfecture, sera construite sur une répartition des places « issue des urnes », mais c’est bien le candidat de la gauche qui en assurera la tête.
Une alliance assumée, mais exposée
Du côté de Giovanni Schipani, le ton se veut plus direct. Le centriste, qui revendique « un choix mûrement réfléchi », dit s’attendre à des critiques. « Il y aura des réactions positives et négatives, je l’assume », affirme-t-il, évoquant déjà « invectives » et « attaques personnelles ».
Son argumentaire reste le même depuis le début de la campagne : son principal adversaire est le maire sortant. Il lui reproche une gestion « chaotique » et un affaiblissement du service public local. Une ligne d’opposition qui facilite aujourd’hui le rapprochement avec la liste de gauche.
Une ligne commune encore à préciser
Mais si les deux hommes insistent sur des points d’accord comme la proximité, les services publics, et le refus du déclin d’Aubagne, la fusion reste avant tout électorale. Aucun programme détaillé commun n’a encore été présenté. Pour l’instant, l’urgence est ailleurs : afficher une unité crédible en quelques jours.
Leur message est clair. Il s’agit à la fois d’empêcher une victoire de l’extrême droite et dans le même de tourner la page de 12 ans de mandat de Gérard Gazay.
