À quelques jours de l’ouverture de Parcoursup, le Salon de l’Étudiant marque un passage obligé pour des milliers de jeunes marseillais en quête d’orientation.
Alors que Parcoursup ouvrira le 19 janvier 2026, le Salon de l’Étudiant se place comme un événement incontournable pour les lycéens marseillais et provençaux. Organisé au Parc Chanot pendant deux jours, il rassemble cette année 188 exposants.
Écoles privées, universités, organismes d’accompagnement et entreprises se partagent les allées. Partenaire historique du salon, Aix Marseille Université (amU) est largement représentée. Avec près de 80 000 étudiants, l’établissement mobilise enseignants, étudiants et le Service Universitaire d’Information et d’Orientation (SUIO) pour tenter de répondre aux interrogations des futurs bacheliers.
Santé, marketing, commerce : les filières plébiscitées
Certaines filières concentrent l’essentiel de l’attention des jeunes visiteurs. Les études dans la filière santé et médecine, ainsi que les cursus en marketing et management, attirent un grand nombre de lycéens, tandis que d’autres formations peinent à séduire.
C’est notamment le cas des programmes franco-allemands proposés par le stand de la DAAD (Deutscher Akademischer Austauschdienst), le service allemand d’échanges académiques. « Le désintérêt des étudiants pour les formations que l’on met en avant peut s’expliquer par l’éloignement géographique de Marseille par rapport à l’Allemagne », explique son représentant.
Les écoles spécialisées suscitent également un intérêt marqué, surtout lorsqu’elles mettent en avant des formations plus méconnues proposées par les universités publiques et parfois accessibles seulement sur dossier ou sur concours. C’est le cas des disciplines comme le commerce, l’audiovisuel ou certaines formations dans les industries créatives.
Combler les lacunes de l’orientation au lycée
Dans les allées, les groupes de lycéens, souvent accompagnés de leurs parents, témoignent d’une même inquiétude : formuler les « bons » vœux sur Parcoursup.
Car pour beaucoup, le salon vient combler un manque. « Les élèves ne sont pas assez orientés au lycée », regrettent Audrey et Belkacem, présents sur un stand d’aide à l’alternance. À moins d’une semaine du dépôt des candidatures, « certains découvrent encore ce qu’est réellement l’alternance, pourtant présentée comme une voie d’excellence », remarquent-ils.
Un public qui change, un salon qui s’adapte
Présente depuis près de vingt ans au salon, la DAAD observe aussi une évolution des profils. « Le niveau d’information des élèves baisse », estime son représentant, « ici, ils sont davantage attirés par les animations que par les contenus pédagogiques ».
Une tendance que certains exposants cherchent à exploiter pour capter l’attention. Le Crédit Agricole Alpes Provence a par exemple organisé un tournoi de jeux vidéo animé par le streamer Lutti, suivi par plus d’un million d’abonnés sur TikTok, afin d’attirer les jeunes sur son stand avant d’aborder des sujets plus concrets, comme son offre de prêts pour les étudiants.
Une logique de concurrence entre les exposants
Derrière son apparente convivialité, le Salon de l’Étudiant révèle aussi une véritable logique de concurrence entre les exposants. La visibilité des formations dépend parfois autant de leur contenu que de l’emplacement du stand. « Être près de l’entrée fait clairement la différence », reconnaît un établissement aixois. Une forme de course au recrutement se dessine ainsi.
Parallèlement, le salon propose un programme de conférences. à cette concurrence, des conférences ont également lieu durant l’ouverture du Salon. De « Quand et comment monter mon dossier de bourses et ma demande de logement ? » à « Quels métiers après des études en sciences politiques ? », ces temps d’échanges tentent d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des futurs étudiants.