La Banque Populaire Méditerranée affiche des performances financières inédites pour 2025. Dans un contexte international de crise, la banque se démarque par son ancrage local.

La Banque Populaire Méditerranée (BPMED) a publié des résultats 2025 qualifiés « d’historiques ». Avec un produit net bancaire de 419,5 millions d’euros (+7,1%) et un résultat net consolidé de 73 millions d’euros (+13,1%), la banque affiche une progression dans un contexte économique pourtant tendu au niveau national et international.

« Nous avons en 2025 des résultats de très haut niveau, historiques qui démontrent la solidité du modèle de la BPMED et la pertinence de son ancrage territorial », commente son président, Philippe Henri. Des résultats qui, selon lui, traduisent aussi « la mobilisation des équipes […] et la confiance des clients et sociétaires ».

BPMED, La BPMED affiche des résultats historiques portés par son ancrage territorial, Made in Marseille
Vincent Thirion, Sabine Calba, Philippe Henri, Philippe Dumas et Guillaume Safis

Une activité de crédit qui soutient l’économie locale

En 2025, la banque a distribué 2,8 milliards d’euros de crédits à ses clients, particuliers comme entreprises. Dans le détail, près de 1,4 milliard d’euros concernent le crédit immobilier, en forte progression (+48%), et 1,1 milliard d’euros les financements aux professionnels et aux entreprises.

Pour Sabine Calba, directrice générale, ces volumes traduisent un rôle direct dans la dynamique du territoire : « Ça veut dire qu’on a investi sur le territoire et que des jeunes se sont installés ici », tout en insistant sur la logique d’un accompagnement dans la durée : « on n’est pas dans une approche one shot ».

Cette activité s’inscrit dans un contexte régional plus favorable que la moyenne nationale, avec une baisse des défaillances d’entreprises en Provence-Alpes-Côte d’Azur (-6,4%), alors qu’elles atteignent un niveau record en France.

Redistribution, emploi et formation : un modèle coopératif assumé

La performance 2025 se traduit aussi par une redistribution aux sociétaires et aux salariés. La banque versera 16,3 millions d’euros à ses 220 000 sociétaires, soit un taux de 2,25% sur les parts sociales. Un intéressement record est également prévu pour les collaborateurs.

Sur le plan de l’emploi, la BPMED a recruté 108 CDI et accueilli 129 alternants en 2025. Elle a consacré 1,7 million d’euros à la formation. « Ça va aussi nous permettre de distribuer un intéressement record pour nos salariés », souligne Sabine Calba.

Dans un monde en profonde mutation, la dirigeante met également en avant les enjeux liés à l’évolution des métiers : « Notre rôle d’employeur est de montrer comment on maîtrise et on intègre l’IA dans nos métiers pour ne laisser personne au bord de la route ».

Et se projette aussi vers l’avenir avec la BPMED Academy, un espace de formation dédié aux collaborateurs. « J’ai un rêve, glisse Sabine Calba, je voudrais avoir une formation diplômante pour offrir aux top managers un diplôme. On a des pépites chez nous comme Centrale Méditerranée, Sciences Po, l’IAE… avec lesquelles on échange ».

Investissements et nouvelles structures pour renforcer l’ancrage territorial

Au-delà de son activité bancaire, la Banque Populaire Méditerranée poursuit ses investissements sur le territoire. Elle a engagé 20 millions d’euros pour la transformation de son siège à l’Arénas, à Nice, et 15 millions d’euros pour un bâtiment à Monaco destiné à accueillir sa succursale. « C’est la démonstration qu’on investit partout d’Avignon à Nice en passant par la Corse », argumente Sabine Calba.

Dans le cadre de son plan stratégique Cœur Bleu Méditerranée 2030, la banque annonce également deux nouvelles structures. D’une part, un véhicule de capital-investissement doté de 36 millions d’euros, destiné à accompagner les entreprises en fonds propres. « On vise les PME et les ETI qui sont dans une perspective de croissance et/ou de transmission », précise la directrice générale.

D’autre part, un fonds de dotation destiné à soutenir des projets à impact social et environnemental sur le territoire, avec la possibilité pour les sociétaires d’y contribuer.

Les premiers indicateurs 2026 sont aussi orientés positivement. « Cette année démarre plutôt bien […] On fait +30% sur ce premier trimestre », indique Vincent Thirion, directeur général adjoint, avec un objectif de résultat autour de 80 millions d’euros, sous réserve du contexte international.

Bouton retour en haut de la page