La première édition du championnat du monde de bouillabaisse, organisée le 15 mars 2026 au Parc Chanot, a consacré un chef marseillais. Benjamin Mathieu, chef du restaurant L’Esplaï du Grand Bar des Goudes, a remporté la compétition internationale.

L’événement se tenait dans le cadre du Sirha Méditerranée, grand salon dédié aux métiers de la restauration et de l’hôtellerie.

Une victoire pour Marseille

Déjà vainqueur du championnat de France de bouillabaisse en décembre, Benjamin Mathieu représentait la France lors de cette première compétition mondiale consacrée au célèbre plat marseillais. Le chef a convaincu le jury grâce à une bouillabaisse fidèle à la tradition tout en mettant en valeur la qualité des produits de la Méditerranée.

Sa prestation s’est distinguée par la précision du bouillon, l’équilibre des saveurs et la maîtrise de la cuisson des poissons. Cette victoire offre également une reconnaissance internationale à la gastronomie marseillaise, dont la bouillabaisse est l’un des symboles les plus forts.

Des chefs venus du monde entier

Le championnat du monde a rassemblé des chefs de plusieurs pays, notamment du Japon, du Mexique, de la Suisse ou de l’Italie. Tous avaient pour défi de revisiter ce plat traditionnel tout en respectant ses fondamentaux.

Les candidats devaient notamment démontrer leur capacité à travailler les poissons caractéristiques de la bouillabaisse et à respecter les techniques traditionnelles qui font la réputation de ce plat emblématique de la Méditerranée.

La bouillabaisse, un patrimoine à préserver

La bouillabaisse est l’un des plats les plus représentatifs de Marseille. Pourtant, sa recette n’est pas encore inscrite au patrimoine culturel immatériel de UNESCO. Plusieurs chefs provençaux souhaitent lancer une démarche pour obtenir cette reconnaissance.

Depuis 1980, des restaurateurs marseillais ont toutefois mis en place une Charte de la bouillabaisse, destinée à préserver l’authenticité de la recette. Ce texte précise notamment que le bouillon et les poissons doivent être servis séparément.

La charte impose également la présence de poissons considérés comme indispensables, notamment la rascasse, la vive araignée, le fielas (ou congre), le chapon et la rascasse blanche. La bouillabaisse s’accompagne traditionnellement de rouille, parfois d’aïoli, et de croûtons frottés à l’ail.

Une reconnaissance internationale

La victoire de Benjamin Mathieu lors de ce premier championnat du monde renforce la place de Marseille sur la scène gastronomique internationale. L’événement marque également une nouvelle étape dans la valorisation de la bouillabaisse, plat emblématique de la culture culinaire provençale.

Si l’inscription au patrimoine de l’UNESCO pourrait prendre plusieurs années, ce type de compétition contribue déjà à faire rayonner la tradition marseillaise bien au-delà des rives de la Méditerranée.

À revoir

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