La protection progressive des espaces marins a permis le retour spectaculaire d’une espèce emblématique du parc national de Port-Cros : le mérou brun.

Passés de vingt individus observés dans les années 90 à 1000 aujourd’hui, les mérous bruns se réinstallent dans les eaux hyéroises. Des chiffres remarquables présentés par l’Institut océanographique Paul Ricard, attribuant notamment cette avancée à un encadrement resserré de la chasse sous-marine.

Port-Cros, Dans le Parc national de Port-Cros, le nombre de mérous multiplié par 50 en 35 ans, Made in Marseille
© Delphine Prevot

Deuxième plus ancien parc national de France, Port-Cros préserve la biodiversité de ses eaux grâce à une meilleure gestion juridique de ses espaces. Depuis 2013 avec l’arrêté n°2013354-001, un numerus clausus définit les autorisations de pêche locale.

Pour la présidente de l’Institut Paul Ricard, cette évolution prouve l’impact des politiques lorsqu’elles associent scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels et usagers de la mer. « La biodiversité, surtout pour cette île mais de manière générale, est aussi un véritable avantage touristique », souligne Patricia Ricard, au cours de la conférence de presse des 60 ans de l’institut, ce lundi 1er juin.

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