L’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 entre en phase de réalisation. Le dossier du hockey sur glace reste en suspens.
Mercredi 29 avril se tenait le sixième conseil d’administration de la Solideo, Société de livraison des ouvrages olympiques pour les JO d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. L’occasion de présenter le travail effectué depuis la création de la structure, il y a un an. Il s’agissait d’abord pour le président de la Région Sud, Renaud Muselier, de confier la présidence de la Solideo à Fabrice Pannekoucke, son homologue de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Mais aussi de lancer la « phase de réalisation » du projet. « La Solideo est passée de la candidature au projet » assure Pierre-Antoine Molina, délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques. Il y a dorénavant une équipe opérationnelle, une feuille de route définie, des financements validés et un cadre d’action fixé.
Place désormais à la mise en œuvre concrète, avec le lancement des derniers marchés publics et l’entrée dans la phase de travaux afin de livrer 40 ouvrages (villages, équipements, route, etc) pour l’hiver 2030.
Le hockey sur glace sans stade
Il reste pourtant encore quelques défis avant d’entamer toutes les phases de réalisation. Parmi eux, celui des épreuves de hockey sur glace féminin et masculin. Depuis le refus du nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, d’accueillir cette discipline à l’Allianz Riviera, afin de ne pas priver l’OGC Nice de son stade, le sujet reste en suspens.
Des négociations ont débuté le 1er avril, entre le Comité organisateur des jeux olympiques et paralympiques (COJOP), les équipes techniques de la Ville de Nice, de la Région Sud, de l’État et de la Solideo Alpes 2030.
Mais trouver une solution alternative nécessite du temps, tant les exigences logistiques et techniques imposées sont élevées, comme la nécessité d’avoir un stade de 10 000 places.
Les villes de Lyon ou Paris ont été évoquées pour accueillir les épreuves de hockey. Mais Fabrice Pannekoucke a écarté l’hypothèse d’un transfert vers la capitale. Ce dernier rappelant que les JOP 2030 sont « une candidature des Alpes françaises ».
Une ouverture sur le territoire
Dans cette logique, Renaud Muselier indique avoir demandé au COJOP de se rapprocher d’autres villes comme Marseille, Gap, Grenoble ou encore Albertville, « afin qu’elles ne se sentent pas exclues et puissent, le cas échéant, participer aux consultations ».
Ces dernières ont jusqu’à début juin pour faire connaître leur capacité à répondre aux exigences du CIO, du COJOP et des différentes parties prenantes.
Malgré ces incertitudes autour du hockey sur glace, le reste du programme niçois demeure inchangé. La ville doit toujours accueillir des épreuves majeures telles que le patinage artistique, le short-track et le curling, ainsi qu’un village olympique, un centre des médias et la cérémonie de clôture.
Si le hockey sur glace n’était pas accueilli à Nice, « cela n’impacterait que très marginalement le village dans sa configuration olympique, et cela ne l’impactera pas dans celle de son héritage (pour le territoire, Ndrl) », veut rassurer Pierre-Antoine Molina.