Samia Ghali devient présidente de la Régie des transports métropolitains (RTM) à l’issue du conseil d’administration.
C’est désormais officiel : Samia Ghali, élue des 15e et 16e arrondissements de Marseille et maire adjointe en charge, entre autres, de la mobilité, prend la tête de la Régie des transports métropolitains. La RTM a réuni son conseil d’administration ce lundi 27 avril et procédé à l’élection de sa nouvelle présidente.
Sans surprise, Samia Ghali a été élue à l’unanimité. Elle prend la succession de Catherine Pila (LR) à la tête de l’opérateur des transports en commun du territoire. En effet, après la victoire de la gauche aux municipales, l’équilibre des forces a changé au conseil d’administration de la RTM, où la Métropole a désigné des représentants majoritairement issue de la municipalité marseillaise.
Budget bloqué : « La RTM ne doit pas subir la mauvaise gestion du passé »
« Cette présidence m’oblige à du résultat », a réagi Samia Ghali. Le défi semble immense pour les transports en commun à Marseille. Fiabilité du réseau, fréquence des lignes, mais aussi développement nécessaire des infrastructures pour tenter de rattraper le retard accumulé… Les dossiers chauds sont nombreux.
Le tout dans un contexte financier plus qu’alarmant. Aix-Marseille-Provence présente un budget 2026 en déséquilibre, que le conseil métropolitain ne devraient pas voter ce mardi 28 avril, ouvrant la voie à une « tutelle » de l’État, et de potentielles coupes budgétaires drastiques. Notamment pour les transports, dont le coût d’exploitation aurait explosé.
La nouvelle présidente de la RTM est consciente « de la situation économique de la Métropole […] qui n’est pas de notre fait […] que nous allons subir ». Mais elle affirme en même temps que « la RTM ne doit pas subir mauvaise gestion du passé ».
Chercher l’argent auprès de l’Europe, l’État, mais aussi des entreprises
C’est pourquoi Samia Ghali entend avant tout lancer « un audit, un état des lieux de ce qu’est la réalité de la RTM », avant de faire des annonces concernant l’évolution du réseau.
Mais l’élue se projette déjà en tant que VRP de la Régie des transports pour aller « partout chercher de l’argent ». Auprès de « l’Europe, des ministères », mais aussi « de l’État, des collectivités locales ».
Et des entreprises, alors qu’une augmentation de leur contribution aux transports (versement mobilité) est sur toutes les lèvres ? « Ça fait aussi partie des discussions. Le monde de l’entreprise doit être fier de contribuer aux transports en commun de la Métropole. Parce que s’il n’y a pas de transports, il n’y a pas de développement économique. J’irai les rencontrer », promet-elle. Le patronat local a déjà fait part de ses réticences concernant une augmentation du versement mobilité.
Première étape demain, lors du conseil métropolitain, pour savoir si le budget 2026 sera voté.
Les nouveaux vice-présidents de la RTM
Ce Conseil d’Administration d’installation avait également pour objet l’élections des quatre vice-présidents :
- 1er vice-président : Éric Chevalier, conseiller métropolitain, 1er adjoint au Maire d’Aix-en-
Provence
- 2e vice-président : André Molino, conseiller métropolitain, maire de Septèmes-les-Vallons
- 3e vice-président : Audrey Gatian, conseillère métropolitaine, 15e adjointe au maire de
Marseille
- 4e vice-président : Jean-Pierre Serrus, conseiller métropolitain, maire de La Roque d’Anthéron,
vice-président du Conseil régional PACA
Ce Conseil d’Administration d’installation avait également pour objet l’élections des quatre vice-présidents :
- 1er vice-président : Éric Chevalier, conseiller métropolitain, 1er adjoint au Maire d’Aix-en-
Provence - 2e vice-président : André Molino, conseiller métropolitain, maire de Septèmes-les-Vallons
- 3e vice-président : Audrey Gatian, conseillère métropolitaine, 15e adjointe au maire de
Marseille - 4e vice-président : Jean-Pierre Serrus, conseiller métropolitain, maire de La Roque d’Anthéron,
vice-président du Conseil régional PACA
