Régulations, normes, pôle d’excellence… Une centaine d’acteurs se sont réunis pour l’assemblée générale du Parlement de la mer à la Région Sud afin d’établir le bilan de trois ans d’actions.

La 2e assemblée générale du Parlement de la mer, réunissant une centaine d’acteurs publics et privés, associations et entreprises, s’est tenue ce 1er avril à l’Hôtel de Région. Ce n’est pas un poisson d’avril, mais un rendez-vous sérieux de « démocratie participative » qui tire le bilan après trois ans d’expérimentation.

Depuis 2022, cinq commissions planchent pour améliorer la pêche locale, le tourisme et le développement des pratiques sportives liées à la mer, la biodiversité marine, mais aussi l’économie bleue dans l’idée « de ne jamais opposer l’économie à l’environnement », aime rappeler Christophe Madrolle, président de la commission biodiversité, mer et littoral, parcs naturels régionaux et risques.

Préserver la biodiversité

Parmi une trentaine d’actions, l’élu met en avant la création d’une Garde régionale marine depuis 2023 avec 26 gardes-côtes pour assurer la sécurité, mais aussi sensibiliser autour des 18 aires marines protégées de la région notamment grâce à 300 000 euros de fonds européens.

Autre action forte : la mise en place de la norme ISO « Ports Propres » depuis juin 2024. Désormais, 77 ports de la région l’appliquent afin de moderniser leurs équipements et de moins polluer.

Le Parlement de la mer a également engagé des réflexions pour réguler le crabe bleu en Méditerranée, une espèce qui dévore tout sur son passage, menaçant la pêche locale et la biodiversité, en particulier dans l’Etang de Berre.

Tout en développant l’économie maritime

Si la Région souhaite continuer à développer les sports nautiques, comme le kitesurf et les écoles de voiles, dans le sillage des Jeux Olympiques de 2024, elle souhaite également développer l’attractivité du territoire ceinturé par 1 000 kilomètres de côtes.

Le Parlement de la mer a ainsi favorisé l’émergence d’un projet de pôle d’excellence grand fonds marins, lancé en décembre 2025, afin de « mutualiser la recherche, développer les compétences et formations maritimes pour structurer une filière », affirme le bilan.

François de Canson, président du Comité régional de tourisme (CRT) et maire de La Londes-les-Maures, mise aussi sur un tourisme durable en contribuant notamment à contingenter la fréquentation de certains sites naturels, mais aussi à développer le train et les mobilités douces.

Dans un contexte mondial tendu, la Région a également soutenu financièrement avec l’État le centre d’essai de drones en mer sur le site de Naval Group de sa ville, dans le cadre de cette initiative, qui sera opérationnel fin 2027.

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