Alors que l'immobilier reprend des couleurs à Marseille, Ouiker accompagne les particuliers dans la réalisation d’investissements locatifs clés en main. Quartiers à cibler, location longue durée... décryptage des opportunités. La deuxième ville de France reste attractive. Alors que les prix de l'immobilier ont vacillé ces dernières années dans les grandes métropoles françaises (Paris a connu une baisse d'environ 10 % depuis 2022), Marseille s'est distinguée par sa stabilité. La cité phocéenne a même connu une hausse de 1,3% entre 2024 et 2025 selon la plateforme Particulier à Particulier, spécialisée dans les annonces immobilières. Si le prix moyen du mètre carré est aujourd'hui de 3 263 € dans la capitale des Bouches-du-Rhône, la situation reste très contrastée entre le littoral sud, particulièrement prisé, et les quartiers défavorisés du centre et du nord de la ville. Le 7e arrondissement se maintient sans surprise en haut du tableau avec un coût moyen affiché à 4 719 €/m², tandis que le 15e affiche des taux plus de trois fois inférieur (1 364 €/m²). Au milieu de ce grand écart, des arrondissements comme le 2e (3 333 €/m²), le 4e (2 869 €/m²), le 5e (3 495 €/m²) ou encore le 6e (3 758 €/m²) arborent des prix intermédiaires. Lesquels séduisent les particuliers en quête d'un investissement locatif, alors que la baisse des crédits immobiliers favorise le retour des acheteurs. « Marseille est la grande ville la moins chère » « On dit souvent que Marseille est la grande ville la moins chère de France et ça reste vrai, mais c'est aussi une des seules grandes métropoles françaises où les prix continuent de grimper », constate Thomas Blin, cofondateur de la plateforme Ouiker. Un phénomène que son représentant marseillais, Kevin Payen, explique par les « 15 ans de retard en termes de développement et de transport » par rapport aux autres métropoles, bien que « l'année capitale européenne de la culture [en 2013] ait permis d'impulser de grands aménagements ». Ce « retard » se traduit aussi sur le marché de l'immobilier. « Ici, pour le même prix qu'un studio à Lyon ou à Bordeaux, on peut acquérir un T2 », souligne l'expert. Un argument qui attire de plus en plus d'investisseurs dans la cité phocéenne. Des investisseurs que Ouiker propose d'aiguiller. Un accompagnement de A à Z « Pour les particuliers qui cherchent un bon compromis entre placement et rentabilité, Marseille est la ville idéale, estime Thomas. Mais beaucoup n'ont pas le temps de se consacrer à leur projet ou ont peur de se tromper parce qu'ils n'ont pas les compétences pour le mener de A à Z ». C'est là que Ouiker intervient. La plateforme en ligne, lancée en 2020, offre un accompagnement à chaque étape : recherche du bien, travaux, ameublement, mise en location et gestion. « Notre objectif, c'est de permettre aux gens de se lancer dans l'investissement locatif et de se constituer un patrimoine ». Sans même avoir à se déplacer. « On propose toujours aux clients de venir voir le bien qu'ils achètent quand ils en ont la possibilité, précise le fondateur. Ceux dont c'est le premier investissement viennent généralement visiter le quartier pour se rassurer. Mais les habitués sont contents que tout soit géré à distance ». Vigilance sur la qualité du bâti « Encore plus qu'ailleurs en France, les gens font le choix à Marseille de déléguer leur projet à une entreprise comme la nôtre car ils sont inquiets de l'état des copropriétés, note Thomas. Ils comptent sur nous pour inspecter non seulement l'appartement mais aussi les parties communes et l'état structurel des immeubles ». Sur place, Kevin est donc les yeux et les oreilles des investisseurs. Il fait également appel à son réseau d'artisans quand il s'agit de réaliser des travaux, « des personnes fiables et réactives », et supervise lui-même le chantier. Un service inclus dans le prix de base. Une fois les travaux terminés, Ouiker envoie au client une liste de propositions pour meubler le bien. « Nos clients marseillais cherchent plutôt des projets en autofinancement ou proche de l'autofinancement, souligne l'expert. C'est à dire qu'une fois qu'on a mis toutes les charges bout à bout et qu'on a payé son crédit, le loyer du locataire permet de payer l'intégralité des dépenses ». Un centre-ville en transformation Dans un quartier comme Vauban, où les prix flambent, cet objectif d'autofinancement reste atteignable. « On vient par exemple de rénover un T2 de 32 m² qui a coûté 151 700 euros et qui va se louer 730 euros par mois. L'investisseur va quasiment pouvoir rentrer dans ses frais », assure Kevin. Le 1er arrondissement est également scruté de près par le professionnel marseillais. « Il y a de gros projets urbains qui ont transformé cet arrondissement. À Opéra par exemple, les prix se sont envolés. On constate +50% en 10 ans, ce qui est fou. Mais ça reste du cas par cas, du rue par rue, du copro par copro ». Il pointe notamment « des problèmes structurels historiques dans ce secteur. Il y a des immeubles qui ont bougé avec la construction du métro et on est proche du Vieux-Port, donc c'est une zone humide. Il y a une vigilance aussi à avoir sur l'état des finances des copropriétés car certaines sont surendettées ». Priorité à la location longue durée Si les investisseurs peuvent choisir entre la location courte ou longue durée, Ouiker encourage clairement la seconde option. « Le meublé touristique, c'est plus l'exception que la règle », tranche le co-fondateur. La courte durée a été autrefois un bon outil de rentabilité mais, la réglementation étant fluctuante, c'est devenu aujourd'hui une prise de risque pour les investisseurs ». Kevin constate par ailleurs que les opérations anti-boîtes à clés de la Ville de Marseille ont produit leur effet et déclenché « une vraie prise de conscience chez les particuliers. On a des quartiers qui ont été dévorés par Airbnb. Endoume, par exemple, c'est le rêve de tout Marseillais d'aller vivre là-bas mais les locations touristiques occupent aujourd'hui une grosse partie du parc immobilier ». « On sait que c'est terriblement difficile de se loger, appuie Thomas. Chaque appartement mis sur Airbnb, c'est un appartement de moins pour un jeune actif ou un étudiant. Notre objectif, c'est donc de favoriser la mise sur le marché de locations longue durée ». Selon l'Insee, environ 37 000 logements seraient actuellement vacants à Marseille. Autant d'opportunités de rénovation et de retour sur le marché.