Le Printemps marseillais a dévoilé des mesures de son programme électoral concernant la solidarité. Comme le projet de mutuelle municipale et le retour de la gestion de l’eau potable en régie publique.
Le Printemps marseillais, rassemblement de partis de gauche, d’écologistes et de citoyens derrière la candidature du maire Benoît Payan aux municipales 2026, commence à dévoiler son programme. À commencer par les mesures concernant la solidarité. « Car cette thématique sera le fil rouge des autres thématiques », explique Audrey Garino, actuelle adjointe (PCF) déléguée à ces questions.
Ce lundi 19 janvier, c’est elle qui a défendu cet axe programmatique, construit « en concertation avec des acteurs experts », souligne-t-elle, aux côtés de Cécile Suffren, directrice de l’association Habitat alternatif social (HAS).
En effet, le Printemps marseillais met en avant une démarche de « co-construction » avec les citoyens, associations, acteurs économiques et autres forces vives. Le processus a réuni « 1125 participants autour de 75 ateliers ».
Concernant la question de la solidarité, le maire-candidat avait déjà dévoilé des mesures pour le pouvoir d’achat telles que la gratuité de la cantine pour 15 000 enfants au lieu de 10 000 actuellement. Ou le kit scolaire gratuit d’un montant de 150 euros contre 100 euros auparavant.
Une mutuelle municipale à prix réduits « dès 2026 »
Audrey Garino a pour sa part présenté de nouvelles propositions. Parmi elles, le Printemps marseillais souhaite créer une « mutuelle municipale ouverte à tous sans condition », explique l’élue. Comme c’est déjà le cas dans des milliers de villes, la mairie de Marseille proposera une complémentaire santé « de qualité avec des prix de 20% à 30% moins chers que le marché ».
Il s’agit avant tout d’un travail de centralisation pour négocier des prix de groupes à grande échelle auprès de mutuelles. C’est pourquoi l’élue communiste estime que cette mesure est applicable « dès 2026, avec peu de coût pour la municipalité », assure-t-elle.
L’eau potable en régie avec la « gratuité des premiers mètres cubes »
L’actuelle adjointe à la Solidarité présente une autre mesure phare du programme du Printemps marseillais : « le retour en régie publique de l’eau potable ». Actuellement, la gestion de cette ressource essentielle est assurée par La Société des eaux de Marseille (SEM), filiale de Veolia. Mais la délégation de service public « prend fin en 2029 », précise Audrey Garino.
Le Printemps marseillais ne souhaite pas renouveler le contrat « pour un retour de la gestion de l’eau potable en régie publique », à savoir, gérée directement par les services de la Ville. Le premier objectif est d’avoir une maîtrise directe des prix. Notamment pour permettre « la gratuité des premiers mètres cubes, les plus vitaux », explique l’élue, qui défend ici encore une mesure de solidarité.
Pour rappel, cette mesure est issue de l’Assemblée citoyenne du futur lancée en 2023 par le Printemps marseillais. Cet organe consultatif a réuni des Marseillais de tous horizons pour plancher sur diverses questions. Pour l’heure, il semble qu’aucune proposition n’a été concrétisée, et que le retour de l’eau en régie publique soit conditionné au résultat de la prochaine élection.
