De l’Antiquité à nos jours, le Mucem propose une traversée sensible et engagée de la maternité en Méditerranée, entre figures imaginaires, réalités contemporaines et enjeux politiques avec « Bonnes Mères », la grande exposition de l’été.

Au Mucem, l’exposition « Bonnes Mères » propose une traversée ambitieuse de la maternité en Méditerranée, de l’Antiquité à nos jours. À travers près de 350 œuvres, le parcours met en regard figures anciennes et créations contemporaines pour interroger une notion à la fois intime, sociale et politique.

« Des déesses mères antiques aux créations contemporaines, la maternité est une construction sociale, un enjeu politique et un puissant sujet artistique », résume Pierre-Olivier Costa, président du musée.

Dès l’entrée, les visiteurs sont accueillis par une Vénus hyper contemporaine de Prune Nourry, inspirée d’une statuette méditerranéenne. « L’exposition vient interroger les représentations qu’on se fait de la maternité. Elle vient déconstruire un certain nombre de mythes et les faire dialoguer avec la réalité, avec des artistes contemporaines également », explique Anne-Cécile Mailfert, co-commissaire de l’exposition et présidente de la Fondation des femmes.

Déconstruire les représentations

En trois temps, le parcours explore les imaginaires idéalisés de la maternité, ses réalités souvent invisibilisées, puis les liens de transmission mère-enfants. Derrière les représentations iconiques, « Bonnes Mères » s’attache à révéler la pluralité des vécus, abordant sans détour des sujets comme la dépression post-partum, le deuil périnatal ou encore les interruptions de grossesse.

L’exposition fait aussi écho à des enjeux très actuels, notamment l’accès au congé maternité, encore limité pour près d’un tiers des femmes en Méditerranée. Une dimension politique assumée, qui traverse également les œuvres contemporaines, à l’image de l’affiche signée Pierre et Gilles, sur laquelle la figure de la Bonne Mère est revisitée avec l’actrice et réalisatrice Hafsia Herzi.

Le parcours est jalonné de chefs-d’œuvre et de créations contemporaines, de la Vierge à la grenade de Botticelli, en passant par une Blue Goddess de Niki de Saint Phalle ou le Coração Independente de Joana Vasconcelos.

Informations pratiques

Bonnes Mères, du 18 mars au 31 août 2026
1 esplanade du J4, 13002 Marseille
Ouvert de 10h à 18h

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