Les ferries Marseille-Tunis devraient s’équiper prochainement pour être électrifiés à quai lorsqu’ils sont en escale, et baisser leurs émissions de fumées polluantes. La Région et le Grand port de Marseille ont entamé des négociations dans ce sens avec la Tunisie.

Marseille a connu un des pics de pollution de l’air les plus longs de son histoire avec près de 14 jours consécutifs fin juin. Le viseur est pointé, en plus des voitures et des pollutions industrielles, sur les navires et leurs cheminées. Utilisant un des fiouls les plus polluants au monde, les moteurs des ferries et cargos continuent de tourner lorsqu’ils sont à quai au Grand port maritime de Marseille (GPMM), pour produire leur électricité.

Le port s’est lancé en 2017 dans l’électrification de ses quais, afin que les navires se branchent au réseau et coupent leurs moteurs en escale. Les ferries reliant la Corse à Marseille ont été les premiers à engager cette transition, s’équipant des prises et transformateurs nécessaires.

Brancher les ferries vers la Tunisie

Avec plus de 200 départs de ferries reliant Marseille à Tunis chaque année, les compagnies concernées, Corsica Linea et la Compagnie tunisienne de navigation, sont ciblées pour s’engager également dans cette transition. À l’initiative de la Région Provence-alpes-Côte d’Azur et du GPMM, des réunions techniques ont eu lieu ces derniers mois avec les compagnies. Mais, étant donné les investissements lourds en jeu, elles « n’auront intérêt à équiper leurs navires que si les deux ports permettent le branchement à quai », rappelle Renaud Muselier, président LR de la Région.

Il a mené une délégation aux côtés du directeur général du GPMM, Hervé Martel, en Tunisie, pour négocier avec le Ministre des Transports tunisiens et lancer l’électrification à quai des navires au port de La Goulette (Tunis). Ce dernier a donné des garanties sur « le lancement d’une étude technico-commerciale » dans ce sens. Les ferries vers Tunis devraient donc être les prochains à ne plus polluer l’air lors de leurs escales à Marseille.

Transport Maritime : pollution locale, problème international

Alors que le transport maritime est le plus polluant à l’échelle mondiale, il a également des répercussions au niveau local, sur les populations des villes portuaires. Qu’il s’agisse de faire de la Méditerranée une zone d’émission contrôlée de soufre (SECA), ou d’électrifier les navires à quai, c’est dans une démarche de politique internationale que se joue l’amélioration de la qualité de l’air marseillais.


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