La Métropole Aix-Marseille-Provence estime que la facture s’élève à 10 millions d’euros concernant les dégâts sur les équipements de transports, de voirie et de propreté survenus ce week-end autour de la mobilisation sociale du 17 octobre.
« Les véhicules de transports en commun dégradés, les abribus cassés, les poubelles brûlées, la voirie dégradée, l’éclairage public… L’enveloppe des dégâts du week-end pour la Métropole s’élève à 10 millions d’euros », estime son président, Nicolas Isnard (LR), en charge des équipements de transports et de propreté comme de la voirie.
Voilà l’estimation, pour la Métropole seule, des débordements, violences et dégradations qui se sont produits ce week-end, en marge de la mobilisation sociale du 17 octobre. Il salue toutefois « le travail monumental des agents qui, en moins de 48 heures, ont permis à Marseille de retrouver un visage ».
Après s’être entretenu avec les représentants du monde économique, Nicolas Isnard demande également « que l’État déclare l’état de catastrophe commerciale sur notre ville-centre et partout où cela est nécessaire. Sur le modèle de la catastrophe naturelle, il faut que le gouvernement publie au journal officiel un arrêté d’état de catastrophe commerciale délimitant les communes et les dates des émeutes ».
Cet arrêté activerait « alors l’obligation automatique d’indemniser pour toutes les compagnies d’assurances, levant immédiatement les éventuelles clauses d’exclusion ».
Une Marianne en symbole de la République
L’élu était également présent aux côtés du maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), ce lundi soir, avec de nombreux autres maires du territoire métropolitain. Une action de soutien après les violences et pillages qui ont particulièrement frappé sa ville.
Les maires de la Métropole lui ont remis un buste de Marianne, alors que celui de la mairie de Marseille a été cassé par des émeutiers lors d’une intrusion dans l’Hôtel de ville samedi.
