La Ville de Marseille veut développer la redistribution des denrées alimentaires non consommées de ses cantines. Avec plus de 55 000 repas servis chaque jour, la municipalité entend renforcer une démarche anti-gaspi et solidaire.

D’un côté, les cantines de Marseille qui produisent 55 000 repas chaque jour, avec des pertes alimentaires conséquentes liées aux absences, aux grèves, ou au simple gaspillage. De l’autre, « près de 350 000 personnes qui sont en situation de risque de précarité alimentaire à Marseille », estime le conseiller municipal délégué aux cantines scolaires et à l’alimentation, Lucas Langomazino.

C’est pourquoi la municipalité veut passer à la vitesse supérieure dans la redistribution des aliments non consommés dans ses cantines, au profit des plus fragiles. Un dispositif déjà en expérimentation depuis deux ans sur 13 écoles « qui a permis aux associations de récupérer deux tonnes de denrées non consommées dans nos écoles », précise l’élu.

« Par exemple, mardi 29 septembre, on a pu récupérer 378 kilos de plats et de denrées non consommées pour redistribuer 863 repas », illustre le conseiller municipal. « C’est quand même des quantités assez importantes. Aujourd’hui, on souhaite amplifier cette dynamique, développer plus de partenariats et plus d’associations. Et diffuser aussi cette collecte sur tout le territoire marseillais ».

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Lucas Langomazino, conseiller municipal délégué aux cantines scolaires et à l’alimentation.

Vers plus d’assos, plus de récupération et plus de redistribution

Raison pour laquelle il a fait voter au conseil municipal ce vendredi 16 octobre une nouvelle « convention type » destinée à faciliter la multiplication des partenariats entre la Ville et les associations d’aide alimentaire. Elle a déjà noué des partenariats avec plusieurs acteurs de la solidarité alimentaire.

Parmi eux, l’Association nationale des épiceries solidaires (ANDES), l’association de préfiguration de la Régie de quartier Noailles-Belsunce et HopHopFood. Depuis juin 2026, l’association Vendredi 13 participe également à cette dynamique.

HopHopFood apporte notamment une solution numérique pour faciliter la mise en relation entre les établissements disposant de surplus et les associations susceptibles de les récupérer. Selon un bilan publié par l’association les premières semaines de test avec les écoles marseillaises avaient permis de sauver 86 kilos de nourriture. Les denrées concernées comprennent notamment des fruits entiers, du pain, des conserves et des biscuits.

Élargir la collecte sans rompre la chaîne du froid

Le but de cette nouvelle convention « c’est de mettre un cadre clair pour le stockage pour permettre aussi de respecter la chaîne de froid », précise Lucas Langomazino. En effet, la Ville souhaite également travailler avec des structures capables de récupérer des denrées nécessitant une conservation au frais.

Un point essentiel pour diversifier les produits redistribués et sécuriser leur acheminement. Les associations pourront ainsi mieux renouveler leurs stocks et les diversifier avec des produits frais et de qualité, dont l’approvisionnement est souvent difficile pour les structures solidaires.

Reste désormais à mesurer les effets concrets de l’élargissement des partenariat et s’il aboutit à davantage de denrées récupérées, une meilleure couverture des quartiers et des approvisionnements plus réguliers pour les plus fragiles.

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