Un hôpital de campagne a pris ses quartiers au parc Chanot du 13 au 15 octobre. Pendant trois jours, des équipes de la Sécurité civile et des pompiers se sont entraînés à déployer cette structure capable de soigner jusqu’à 150 patients par jour lors de catastrophes majeures.

Monter un hôpital en douze heures, puis pouvoir y pratiquer des opérations en quarante-huit heures. C’est la prouesse que doit permettre l’ESCRIM, l’hôpital de campagne de la Sécurité civile française, déployé cette semaine dans le Grand Palais du parc Chanot.

Habituellement associé aux salons et aux grandes foires, le site marseillais a accueilli un exercice d’un tout autre genre du 13 au 15 octobre. Au programme : installer une structure médicale autonome et s’entraîner à la faire fonctionner dans la perspective d’une intervention d’urgence.

Derrière le sigle ESCRIM se cache l’« Élément de sécurité civile rapide d’intervention médicale ». Autrement dit, un hôpital qui peut partir au plus près des populations lorsqu’une catastrophe frappe. À la manœuvre à Marseille, les militaires du 7e Régiment d’instruction et d’intervention de la Sécurité civile et les sapeurs-pompiers du Gard, qui font équipe pour déployer ce dispositif.

parc Chanot hôpital, Un hôpital de campagne installé au parc Chanot pour s’entraîner à intervenir sur les catastrophes majeures, Made in Marseille

Un hôpital prêt à partir sur le terrain

L’enjeu est de pouvoir soigner rapidement, y compris lorsque les infrastructures locales sont endommagées. Avec ses équipements médicaux et logistiques, l’ESCRIM est conçu pour fonctionner en autonomie.

Selon les caractéristiques présentées par Marseille Chanot, il peut être installé en douze heures, disposer d’un bloc opératoire opérationnel en quarante-huit heures et prendre en charge jusqu’à 150 patients par jour. Des capacités prévues pour apporter des soins, mais aussi réaliser des interventions chirurgicales, au plus près des besoins.

Encore faut-il que tout soit prêt le jour du départ. À Chanot, les équipes ont donc travaillé le montage, mais aussi la coordination et les procédures. Le matériel et les mises en situation étaient au cœur de cet entraînement destiné à préparer les prochaines missions.

De Marseille aux zones sinistrées

Si le rendez-vous marseillais était un exercice, cet hôpital a déjà été mobilisé sur le terrain. Ces dernières années, il a notamment été déployé en Turquie, en Libye et à Mayotte, rappelle la Sécurité civile.

Certifié par l’Organisation mondiale de la santé comme équipe médicale d’urgence de niveau 2, l’ESCRIM est aussi reconnu dans le cadre du mécanisme européen de protection civile. Il peut intervenir en France comme à l’international.

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