Deux jours après son élection à la tête de la Région Sud, François de Canson annonce un plan d’urgence pour les lycées. Six millions d’euros seront proposés au vote vendredi prochain.
Le nouveau président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, François de Canson, avait indiqué ce lundi, au moment de son élection, que les lycées seraient l’une de ses priorités. Deux jours plus tard, l’élu varois semble vouloir concrétiser rapidement cette promesse.
Le maire de La Londes-les-Maures annonce ce mercredi lancer « un protocole régional d’urgence pour répondre aux attentes des lycéens et des communautés éducatives ».
Une enveloppe d’urgence de 6 millions d’euros doit être proposée au vote des élus le 23 octobre prochain. Elle sera destinée « en priorité à la réparation des dégradations et à la rénovation des sanitaires ». La Région précise que des mesures seront également présentées pour améliorer le confort thermique des établissements.
« Une réponse ferme » face aux dégradations
D’autres dispositifs sont annoncés, comme la mise en place de « Allô Lycées », une plateforme qui va permettre aux élèves, parents, enseignants et agents régionaux de signaler anonymement leurs difficultés et de faire remonter leurs propositions. Un audit général, établissement par établissement, doit également avoir lieu. Des brigades départementales d’intervention seront dépêchées pour répondre aux urgences techniques.
Par ailleurs, la collectivité promet « une réponse ferme » concernant les dégradations, « avec un soutien systématique aux chefs d’établissement déposant plainte et la mise à disposition de la Justice de 10 000 heures de travaux d’intérêt général dans les lycées, sur décision judiciaire ».
Le 20 octobre, une réunion extraordinaire sera organisée avec les 300 encadrants des 4 000 agents régionaux des lycées afin d’identifier les besoins prioritaires. Le Parlement régional de la jeunesse, qui doit se tenir le 24 octobre, permettra aussi d’associer plus de 200 jeunes aux décisions.
« Quand les lycéens nous parlent, nous devons les écouter et leur apporter des réponses concrètes. C’est le sens de mon engagement : voir, écouter et agir, indique François de Canson. Mais comprendre la colère, ce n’est pas excuser le désordre. Il n’y a pas de contradiction entre l’écoute et la fermeté ». Il prévient cependant que « chaque euro consacré à réparer des dégradations est un euro qui ne pourra être investi ailleurs ».