L’arrêté préfectoral a été publié : la basilique Notre-Dame de la Garde est officiellement inscrite au titre des monuments historiques.
Nous vous l’annoncions en avant-première il y a quelques semaines. Les discussions entre l’archevêché, la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et le préfet ont abouti pour enfin inscrire la basilique de Notre-Dame de la Garde au titre des monuments historique.
C’est désormais officiel, le préfet des Bouches-du-Rhône a publié l’arrêté qui protège la Bonne Mère. L’inscription est le premier degré de protection, au niveau régional, plus souple concernant les interventions sur le site que le « classement » au niveau national.
Concernant le périmètre de protection, l’ensemble du monument est concerné. « Il s’agit d’une inscription au titre des monuments historiques en totalité, de la basilique, de l’ancien fort avec ses bastions formant la grande terrasse supérieure ». Mais aussi « du grand escalier avec le pont-levis et des deux grands candélabres de l’architecte Dupoux sur le parvis bas », nous précisait la DRAC.
L’aboutissement de longues discussions
Aussi surprenant soit-il, Notre-Dame de la Garde, emblème patrimonial incontestable de Marseille qui devrait atteindre les 3 millions de visiteurs cette année, ne bénéficiait d’aucune protection jusqu’à présent. Seule la colline jouit du titre de « site classé » sur 15 hectares. Un statut qui préserve surtout de graves attaques sur le paysage. Il date de 1917, pour protéger à l’époque des menaces de carrières de pierres.
En janvier 2025, la ministre de la Culture de l’époque, Rachida Dati, annonçait alors vouloir classer ou inscrire une cinquantaine de sites et monuments de la ville, en pensant « évidemment, à Notre-Dame de la Garde ».
Protéger la Bonne Mère avec le statut de « monument historique » : le débat existe depuis longtemps. Mais l’archevêché y a jusqu’à présent été défavorable. Beaucoup d’observateurs estiment que l’institution religieuse craint de perdre la main sur son bijou patrimonial. Le compromis a été trouvé avec cette inscription, degré de protection qui laisse au diocèse des libertés dans la gestion et l’aménagement du site.