À partir du 1er janvier 2027, le jardin de 17 000 m² du Couvent Levat deviendra un parc public municipal, géré directement par la Ville. Le futur gestionnaire qui sera en charge des bâtiments et des activités culturelles du site doit être désigné d’ici le 31 décembre 2026.
Le feuilleton du Couvent Levat se poursuit. Depuis cet été, l’avenir de ce lieu culturel, né en 2017 dans le quartier de la Belle de Mai (3e), se joue entre plusieurs projets, alors que les conventions d’occupation de Juxtapoz et de L’Hydre, qui co-gèrent actuellement le site, arrivent à échéance à la fin de l’année.
Après avoir annoncé le lancement de son appel à manifestation d’intérêt (AMI), la Ville de Marseille en a publié les modalités le 18 septembre, précisant les conditions pour désigner le futur gestionnaire.
Mais la Ville a sorti le jardin de 17 000 m² du périmètre que gérera le lauréat. Ainsi, à partir du 1er janvier 2027, l’espace sera un parc public municipal géré par la Ville, avec notamment des travaux prévus pour améliorer son accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
Concernant l’animation du reste du site, les structures intéressées ont jusqu’au 19 octobre 2026 pour déposer leur candidature. Après examen des dossiers, la Ville prévoit de désigner le futur gestionnaire en décembre 2026, pour une prise de fonction au 1er janvier 2027. Une nouvelle étape qui marquera la fin des conventions actuelles et le passage du jardin sous gestion municipale.
Les artistes actuels maintenus jusqu’en 2027
L’AMI prévoit le maintien des artistes déjà installés dans le Couvent pendant les 12 premiers mois à compter du 1er janvier 2027, aux conditions locatives actuelles, soit 8,50 euros par mètre carré et par mois. Au terme de cette période, le futur gestionnaire pourra définir ses propres modalités d’attribution des ateliers et sa politique tarifaire.
« L’objectif recherché est d’ouvrir plus largement ce site remarquable et d’en faire un lieu consacré à la nature en ville, au développement de projets citoyens et aux enjeux liés à l’environnement, au soutien à la création artistique, ancré sur son territoire et ouvert aux dynamiques locales », précise la Ville dans son AMI.
Un modèle économique à consolider
Au-delà du maintien des artistes, la Ville de Marseille fait de la viabilité économique du projet l’un des autres enjeux majeurs. Le futur gestionnaire devra ainsi diversifier ses ressources et limiter son recours aux subventions publiques.
Ces dernières années, le fonctionnement du Couvent Levat a notamment été marqué par des difficultés financières et un manque de visibilité lié aux conventions d’occupation successives.
Juxtapoz avait évoqué des difficultés financières lors de l’annonce de son départ du site pour fin 2026. Quelques mois plus tard, l’association avait finalement fait marche arrière, expliquant en juillet dernier à Made in Marseille que sa situation financière s’était améliorée et que l’AMI représentait une opportunité de donner un cadre plus pérenne à son projet. Juxtapoz annonçait alors son intention de candidater. Marsactu a révélé le 18 septembre que Juxtapoz avait finalement renoncé à se porter candidate.
Le futur gestionnaire prendra en charge le bâtiment via un bail civil de trois ans, renouvelable deux fois, avec une valeur locative mensuelle de référence fixée à 13 600 euros.