L’opération « Nettoyons le Sud » revient samedi avec l’ambition de mobiliser un maximum de citoyens pour ramasser les déchets.
Ce samedi 30 mai, l’opération Nettoyons le Sud est de retour pour une quatrième édition. La Région Sud invite les citoyens à se mobiliser pour débarrasser le territoire de ses déchets abandonnés. L’an dernier, ils étaient 25 000 à se retrousser les manches pour 100 tonnes collectées.
Cette année, la collectivité espère fédérer encore plus de monde. « Nous avons déjà recensé près de 400 points de rendez-vous, se réjouit Anne Claudius-Petit, conseillère régionale en charge de la stratégie déchets. Si on est plus nombreux qu’en 2025 et qu’on ramasse moins de déchets, je considérerai que c’est une bonne nouvelle. Ça voudra dire que la situation s’améliore ».
Pour cette édition 2026, l’événement est également étendu au vendredi pour permettre aux écoles et aux entreprises de participer plus facilement à l’événement.
« C’est une belle façon de vivre l’écologie »
Si l’objectif est avant tout de procéder à un grand nettoyage dans les espaces naturels, au coeur des villes, le long des routes et sur le littoral, l’opération vise aussi à sensibiliser un maximum de citoyens aux enjeux environnementaux. Et les premiers effets se font sentir.
« L’association MerTerre constate qu’il y a un peu moins de déchets sur certains points du littoral, notamment dans le parc des Calanques, indique l’élue à la Région. Les gens qui participent aux collectes se mobilisent toute l’année. Ils ramassent aussi ce qu’ils trouvent au cours de leur promenade ».
La plateforme Zéro Déchet Sauvage, financée par la Région et coordonnée par MerTerre, permet par ailleurs de fédérer les acteurs engagés et d’identifier la nature des déchets ramassés. « En fonction des lieux où on intervient, on peut trouver tous types d’ordures, constate Anne Claudius-Petit. Mais globalement, on trouve encore beaucoup de mégots et de canettes ».
Il reste donc beaucoup à faire pour mettre fin aux mauvaises habitudes. Mais, Nettoyons le Sud, « c’est une belle façon de vivre l’écologie. C’est motivant et concret ! », appuie-t-elle.
Des caméras de surveillance pour éviter les dépôts sauvages
La Région Sud déroule aussi son objectif « zéro plastique » le reste de l’année en travaillant avec les maires. « On a proposé aux petites communes de financer des caméras de vidéosurveillance pour lutter contre les déchets sauvages et faciliter la verbalisation. 67 ont accepté », précise la conseillère régionale.
« On a aussi mis en place un annuaire des prestataires et fournisseurs qui proposent des alternatives au tout plastique. On essaye de favoriser le point de rencontre entre eux et les communes dans le cadre de leurs appels d’offre. L’objectif, c’est d’aider les territoires à s’engager ».
La Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur propose également une charte d’engagement « Zéro Déchet Plastique » dont l’animation est confiée à l’Agence Régionale pour la Biodiversité et l’Environnement. Anne Claudius-Petit, qui en est la présidente, indique qu’elle a été adoptée par 404 signataires. « On les accompagne dans leurs plans d’action et on suit leur mise en oeuvre », détaille-t-elle.
La collectivité se donne pour objectif d’atteindre les 500 signataires pour faire grandir la mobilisation.