Alors que Laure-Agnès Caradec rejoint l’UDR d’Éric Ciotti, qui deviendra président de la fédération LR des Bouches-du-Rhône ? Catherine Pila, proche de Martine Vassal, et Ludovic Perney, vice-président de Renaud Muselier, mènent campagne.

Les 8 et 9 juin, les adhérents Les Républicains des Bouches-du-Rhône devront choisir qui présidera la fédération départementale du parti. Laure-Agnès Caradec, élue locale marseillaise aux multiples casquettes (Métropole, Département, Euroméditerranée…), vient de rejoindre le parti d’Éric Ciotti, l’UDR, dans un contexte de déconfiture de la droite locale aux dernières municipales. En particulier à Marseille, où aucun LR n’a été élu au conseil municipal.

Ce sont pourtant deux candidats marseillais qui se déclarent pour présider la fédération des Bouches-du-Rhône. À commencer par Catherine Pila, cadre de la droite lors du dernier mandat, proche de Martine Vassal, qui a notamment présidé la Régie des transports métropolitains (RTM). Elle a perdu ses mandats locaux mais récupéré une casquette nationale, alors que Bruno Retailleau, potentiel candidat à l’Élysée en 2027, l’a nommée vice-présidente du parti.

Face à elle, Ludovic Perney, déjà secrétaire départemental des Républicains. L’élu travaille aujourd’hui auprès d’une autre figure de la droite locale, le président de la Région Sud, Renaud Muselier (Renaissance), dont il est vice-président à la Jeunesse. Les deux candidats en lice affrontent un même enjeu : redresser un parti en baisse de régime sur le territoire, et mobiliser les troupes sur la prochaine échéance électorale, la présidentielle 2027.

Le renouveau face à « la légitimité » ?

Au-delà de l’échec des municipales, la fédération départementale plafonne aujourd’hui à 1 700 adhérents quand elle en comptait autour de 10 000 il y a un peu plus de dix ans.

Le trentenaire entend incarner le renouveau, notamment de la pratique politique. « Tout est à reconstruire alors que pas un seul LR ne siège au conseil municipal. Il faut rassembler et insuffler un nouveau souffle militant. C’est ce que je fais depuis mes 14 ans. Je suis sur le terrain, je colle des affiches, je tracte, je travaille au plus près des militants comme au plus haut des institutions ».

De son côté, Catherine Pila met en avant sa « légitimité. Je suis déjà vice-présidente des Républicains et le national doit porter une écoute sur le local. On doit être force de proposition, contribuer au projet présidentiel. On a des idées en régions ».

Un parti, deux méthodes

« C’est une campagne que l’on veut saine. On n’est pas opposés, on a des ambitions tous les deux, des projets personnels, mais d’ouverture. On n’est pas du tout en guerre, loin de là », assure la candidate. Ludovic Perney abonde : « c’est une élection interne, et j’ai beaucoup de respect pour elle, je l’apprécie humainement ».

« On a des visions différentes sur les méthodes », admet-il toutefois. Sur cette question, l’élu mise sur « une méthode positive. Animer énergiquement la fédération et ses sept circonscriptions autour d’une vision et d’un cap clairs : une droite qui assume ce qu’elle est. Ferme sur le régalien, libérale sur l’économie, et humaine ». Son ambition : « recréer une fédération forte, puissante et dynamique, qui doit devenir la première de France ». 

Catherine Pila espère également « raviver la flamme militante perdue ». Pour elle, cela passera par « la création d’une école de formation pour les adhérents et militants, transgénérationnelle, qui rassemble. On a besoin de tous les talents ». Mais la première mesure quelle porte consiste à « recréer une permanence digne de ce nom, centrale, accueillante, ouverte tous les jours. C’est aussi ce qui a manqué ces dernières années ».

Les militants peuvent encore adhérer jusqu’au 26 mai. On imagine que les candidats travailleront à faire entrer un maximum de leurs sympathisants d’ici cette date.

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