Le second tour des municipales s’annonce tendu à Arles, qui se dirige tout droit vers une quadrangulaire après l’annonce du maintien du candidat centriste Jean-Michel Jalabert. La situation se complique pour le maire sortant, Patrick de Carolis.

À l’issue du premier tour des élections municipales du 15 mars, la campagne arlésienne prend un tournant particulièrement compliqué pour le maire sortant. Le maintien de la candidature de Jean-Michel Jalabert, arrivé en quatrième position avec 13,69 % des voix, ouvre la voie à une quadrangulaire au second tour et exacerbe les divisions au sein du paysage politique local.

Les résultats du premier tour à Arles

  • Patrick DE CAROLIS (Divers centre) : 34,09%
  • Nicolas KOUKAS (Union de la gauche) : 25,38%
  • Rémy BENSON (RN) : 16,37%
  • Jean-Michel JALABERT (Divers centre) : 13,69%
  • Jecilla REGAD (LFI) : 9,81%
  • Anne TESTUT (Lutte ouvrière) : 0,65%

Une décision assumée malgré les pressions

Dans une vidéo diffusée lundi soir, Jean-Michel Jalabert, ancien premier adjoint, a confirmé son intention de se maintenir. Une décision qu’il présente comme un acte de cohérence politique face aux critiques dont il dit avoir fait l’objet.

« Nous avons décidé de nous maintenir (…) Je ne porterai pas l’échec du mandat de Carolis », affirme-t-il, dénonçant des « déclarations publiques cinglantes » visant à obtenir son retrait.

L’ancien élu rejette également toute responsabilité dans une éventuelle recomposition politique défavorable à l’équipe municipale sortante. Selon lui, le premier tour traduit un rejet massif de la gouvernance actuelle : « 66% des Arlésiens ne veulent plus de cette gouvernance », avance-t-il.

Patrick de Carolis dénonce « un choix irresponsable »

Face à cette décision, le maire sortant et candidat Patrick de Carolis a réagi vivement dans un communiqué ce mardi. Il y qualifie le maintien de Jean-Michel Jalabert de « choix irresponsable », estimant qu’il fragilise les chances de son camp au second tour.

« M. Jalabert choisit la politique du pire, préférant risquer de sacrifier l’avenir d’Arles sur l’autel de ses rancœurs », dénonce le candidat Horizons. Dès dimanche soir, Patrick de Carolis avait appelé son ancien adjoint à se désister pour éviter une dispersion des voix susceptible de bénéficier à ses adversaires.

Une quadrangulaire aux équilibres incertains

Avec quatre listes en lice, le second tour s’annonce particulièrement ouvert. Ce type de configuration, rare à ce niveau, complique les projections électorales et rend les reports de voix déterminants.

Dans ce contexte, plusieurs inconnues demeurent : le niveau de mobilisation entre les deux tours et la capacité de chaque candidat à élargir son socle électoral. La fragmentation observée au premier tour pourrait rebattre les cartes, au risque d’aboutir à une victoire relative avec une base électorale minoritaire.

Bouton retour en haut de la page