La Ciotat se prépare à élire son maire lors des élections municipales les 15 et 22 mars 2026, une ville de 38 000 habitants. Qui sont les candidats déclarés ? Quels sont les enjeux et le contexte politique ?
À La Ciotat, le premier tour des élections municipales le 15 mars prochain opposera plusieurs candidats confirmés ou pressentis : Alexandre Doriol (DVD), maire sortant, Daniel Salenc (RN, UDR, RPR), Nicolas Roy (liste citoyenne), Karim Ghendouf (gauche et écologiste), Bernard Ougourlou-Oglou (rassemblement de gauche), Anthony Vichy (LFI) et Hervé Itrac (Reconquête).
Les élections municipales 2026 se dérouleront les 15 et 22 mars 2026, avec une campagne qui s’intensifie à moins d’un mois du premier tour. À La Ciotat, plusieurs listes de candidats ont d’ores et déjà été déposées auprès de la Préfecture des Bouches-du-Rhône, dessinant un paysage politique local disputé entre différentes sensibilités.
Alexandre Doriol (maire sortant) : la continuité sous “À jamais Ciotadens”
Le maire sortant, Alexandre Doriol (DVD) a officialisé sa candidature pour briguer un mandat complet lors du scrutin de mars 2026.
Élu en 2023 par le conseil municipal après la démission de sa prédécesseure, Arlette Salvo, Alexandre Doriol présente cette fois une liste complète sous le nom « À jamais Ciotadens », affichant un projet qu’il qualifie de changement dans la continuité.
Cette équipe, composée de 39 colistiers, mêle des personnalités bien établies du paysage politique local et des nouveaux visages. Parmi les noms figurent des responsables politiques comme l’ex-député, Bernard Deflesselles ou l’ancienne maire, Arlette Salvo, ainsi que d’autres figures locales historiques.
La liste est perçue comme une volonté de maintenir la stabilité municipale, en s’appuyant sur l’expérience acquise et une certaine diversité d’acteurs issus de la majorité présidentielle, du centre et de la droite modérée.
« Cap sur le bon sens » : une opposition structurée à l’extrême droite
Face à la liste du maire sortant, une candidature d’opposition s’est structurée autour de Daniel Salenc, qui a officiellement déposé sa liste « Cap sur le bon sens » à la Préfecture des Bouches-du-Rhône.
L’artisan boulanger, Daniel Salenc, président de la Chambre de métiers et d’artisanat (CMA) des Bouches-du-Rhône, est engagé de longue date dans la vie économique locale. Il a choisi une alliance politique soutenue par le Rassemblement National (RN), l’Union des droites pour la République (UDR), le Rassemblement pour la République (RPR) ainsi qu’un mouvement local baptisé « Les Ciotadens ».
Hervé Itrac, candidat soutenu par Reconquête
Autre candidature à l’extrême droite : celle de Hervé Itrac, conseiller municipal d’opposition. Initialement pressenti sur la liste de Daniel Salenc, il a finalement choisi de se lancer seul, entraînant son exclusion définitive du Rassemblement national. Il bénéficie désormais du soutien de Reconquête, le parti fondé par Eric Zemmour.
À gauche, une offre éclatée entre plusieurs candidatures
Bernard Ougourlou-Oglou, candidat social-démocrate sans investiture PS
À gauche, la situation apparaît particulièrement fragmentée. Bernard Ougourlou-Oglou, conseiller municipal d’opposition et ancien secrétaire de la section PS locale, a annoncé sa candidature à la mairie, mais sans l’investiture du Parti socialiste, dont la direction locale a changé. Ancien candidat NFP aux législatives de 2024, il revendique néanmoins une base large avec des militants socialistes et écologistes.
Une liste LFI avec le mouvement « Bifurquons à gauche »
La France insoumise a, de son côté, choisi de partir seule à La Ciotat sous la bannière « Bifurquons à gauche ». Présenté publiquement le 22 janvier lors de la présentation du livre Pour un nouveau communalisme, le projet met en avant Anthony Vichy comme possible tête de liste, aux côtés de Dominique Sabatini.
Le représentant local de LFI, Jean-Paul Coste, exclut à ce stade une alliance avec le PS local, même si la validation départementale du projet reste attendue.
Karim Ghendouf, à nouveau candidat d’une gauche plurielle
Figure connue du paysage politique ciotaden, Karim Ghendouf se présente pour la quatrième fois aux municipales. Le candidat communiste a officialisé sa candidature le 24 janvier 2026, lors de la cérémonie de vœux du mouvement « La Ciotat nous rassemble », lançant un nouvel appel à l’union de la gauche. C’est désormais chose faite puisqu’il a déposé une liste en préfecture qui rassemble : PS, PCF, Les Écologistes, la Gauche républicaine et sociale, Debout !, Génération.s, mais aussi des citoyens, responsables syndicaux et d’associations.
Nicolas Roy mène la liste citoyenne « La Ciotat demain, c’est nous »
En dehors des formations politiques traditionnelles, Nicolas Roy porte une liste citoyenne. À travers le collectif « La Ciotat demain, c’est nous », il revendique une démarche indépendante.
Un contexte local marqué par des équilibres politiques serrés
La Ciotat, ville d’environ 38 000 habitants, est un bastion où les équilibres politiques ont souvent été serrés. Le maire sortant est issu d’un courant de droite modérée, mais l’opposition s’est historiquement répartie entre une droite plus affirmée et une gauche structurée.
Les élections 2026 s’annoncent ainsi comme un scrutin hautement disputé, dans un contexte national où les enjeux locaux s’articulent parfois avec des dynamiques politiques plus larges.
Lors des dernières élections législatives, en juillet 2024, la député du Rassemblement national, Joëlle Mélin, était arrivée en tête à la Ciotat avec 56,23% des voix exprimées, devançant Bernard Ougourlou-Oglou (Union de la gauche) : 43,77% des voix exprimées.