À un peu moins d’un mois des élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2026, un sondage de l’institut Elabe dévoile un sondage sur les intentions de vote à Marseille.
Le sondage* Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV/La Provence/Le Figaro a été mené par téléphone du 9 au 16 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 032 personnes, dont 800 électeurs inscrits à Marseille.
Un premier tour serré entre Payan et Allisio
Au premier tour, le sondage place le maire sortant Benoît Payan (DVG) en tête avec 31% des intentions de vote. Il est talonné par le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio, crédité de 29% (contre 30% et 31% lors des derniers sondages). L’écart entre les deux hommes se situe à l’intérieur de la marge d’erreur, ce qui confirme un rapport de force très serré pour prendre la tête du 1er tour.
Derrière ce duo, Martine Vassal, soutenue par une large coalition de droite et du centre (LR, Renaissance, Horizons, UDI, MoDem), recueillerait 21% des intentions de vote. Sébastien Delogu (La France insoumise) atteindrait 12%, un score suffisant pour envisager un maintien au second tour.
Les autres candidatures restent marginales : Victor Hugo Espinosa (Écologie au centre) à 4%, Erwan Davoux (divers droite) à 2%, et Rémy Bazzali (Lutte ouvrière) à 1%, ne pourraient, avec ces scores, ni se maintenir ni fusionner.
Le retrait de Victor Hugo Espinosa rebat les cartes du sondage.
Il est à noter que Victor Hugo Espinosa annonce ce mercredi 18 février à ICI Provence le retrait de sa candidature, faute de finances pour sa campagne. Une donnée qui a des conséquences sur la valeur de ce sondage, avec 4% des voix du candidat écologiste et centriste, qui doivent être redistribuées.
Second tour : plusieurs scénarios testés
Le sondage explore ensuite quatre configurations possibles au second tour, en fonction des maintiens ou retraits de candidats.
L’hypothèse d’une quadrangulaire. Dans le cas où les quatre principales listes se maintiendraient, Benoît Payan arriverait en tête avec 34%, devant Franck Allisio (32%). Martine Vassal (22%) et Sébastien Delogu (12%) seraient nettement distancés.
L’hypothèse d’une triangulaire sans Martine Vassal. En cas de retrait de la candidate de droite, Benoît Payan conserverait un très léger avantage avec 44%, contre 42% pour Franck Allisio, tandis que Sébastien Delogu recueillerait 14%.
Toutefois, Martine Vassal a affirmé à plusieurs reprises, notamment dans notre grande interview, qu’elle se maintiendrait au second tour.
L’hypothèse d’une triangulaire sans Sébastien Delogu. Si le candidat LFI se retire et que Martine Vassal se maintient, le maire sortant bénéficierait d’un report significatif des voix de gauche et atteindrait 45%, devant Franck Allisio (32%) et Martine Vassal (23%).
À noter que Sébastien Delogu n’a pour l’heure pas envisagé un retrait. S’il ne ferme pas la porte à une alliance avec le Printemps marseillais au second tour, considérant le premier tour comme « une primaire à gauche », il reste ouvert à un rassemblement au second tour, tout en tapant régulièrement sur Benoît Payan, lui-même peu enclin à une alliance. Bien malin qui prédira l’attitude du candidat LFI au soir du premier tour.
L’hypothèse d’un duel Payan / Allisio. Enfin, dans l’hypothèse d’un face-à-face entre la gauche et le RN, Benoît Payan serait nettement en tête avec 56% des intentions de vote, contre 44% pour Franck Allisio.
Une constante : Benoît Payan en tête dans tous les cas de figure
Quel que soit le scénario envisagé, quadrangulaire, triangulaire ou duel, Benoît Payan est systématiquement donné vainqueur au second tour. Son avantage repose à la fois sur la solidité de son socle électoral issu de la majorité municipale sortante et sur de meilleurs reports de voix en provenance de la gauche, notamment de l’électorat LFI.
> Retrouvez toute l’actualité de la campagne et l’interview des six candidats à Marseille ici
*Echantillon de 1 032 personnes, représentatif de la population résidente de Marseille âgée de 18 ans et plus, dont 800 inscrits sur les listes électorales de Marseille. Interrogation par téléphone du 9 au 16 février 2026. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socio-professionnelle et arrondissements.
Pour les questions d’intention de vote, seules les personnes inscrites sur les listes électorales de Marseille et ayant l’intention d’aller voter sont prises en compte.
Marge d’erreur comprise entre 2,0 et 4,6 points de pourcentage.