L’espoir d’une reprise de l’enseigne d’ameublement Alinéa s’est arrêté hier. Le seul candidat à la reprise de l’entreprise, placée en redressement judiciaire, a retiré son offre à la dernière minute.
Le seul candidat à la reprise d’Alinea s’est retiré ce jeudi 12 février 2026. Une décision qui plonge les salariés dans l’incertitude et fragilise un peu plus l’économie locale, fortement liée à la présence historique du groupe dans la région.
Le retrait du seul repreneur
La société roumaine SDC Holding, qui proposait de reprendre Alinea et de garder 575 salariés sur 1172, vient de retirer son offre. Le repreneur pressenti ne s’est pas présenté à l’audience du tribunal de commerce.
Une volte-face brutale, alors que ce scénario était jusqu’ici considéré comme la solution la plus crédible pour assurer la continuité de l’activité.
Selon plusieurs sources proches du dossier, relayées par la presse spécialisée, les conditions économiques et juridiques du projet auraient pesé lourd dans cette décision. Le niveau d’endettement, la gestion des stocks, mais aussi le coût global de la reprise auraient finalement refroidi l’investisseur.
Une entreprise déjà fragilisée
Alinea avait été placée en redressement judiciaire à l’automne dernier après plusieurs mois de difficultés financières. Malgré une notoriété forte dans le secteur de l’ameublement et de la décoration, l’enseigne a souffert de la baisse de la consommation, de la concurrence accrue et de marges sous pression.
L’entreprise emploie encore près de 1 200 salariés en France et exploite une trentaine de magasins. Le siège historique d’Aubagne, véritable symbole du groupe, concentre à lui seul plusieurs centaines d’emplois directs et indirects.
Des conséquences pour l’emploi local
L’abandon de la reprise fait craindre un scénario social très dégradé. Plusieurs centaines de postes sont désormais menacés, notamment en PACA. À Aubagne, Toulon et Cabriès, 291 personnes devraient perdre leur emploi.
Les repreneurs ont jusqu’au 2 mars pour améliorer leurs offres. Le tribunal prendra sa décision fin mars concernant les offres de reprise. En attendant, selon France 3 Provence, « les salariés d’Alinea envisagent de se mettre en grève dans les prochains jours afin d’obtenir un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui leur convienne, en négociant avec le premier actionnaire de l’entreprise, la famille Mulliez, qui avait déjà liquidé puis repris l’entreprise en 2020. Une manifestation est prévue samedi ».