Dans son atelier, Martin Ravel conçoit des automates inspirés de Marseille à l’aide de l’impression 3D. Ses créations, à assembler comme des Lego, voyagent aujourd’hui à travers l’Europe et jusqu’aux États‑Unis.

Dans son appartement du 6e arrondissement de Marseille, qu’il a transformé en l’Atelier Automata, Martin Ravel transforme ses idées en petites sculptures animées. À l’aide d’une manivelle à actionner, ses automates s’éveillent. De drôles d’oiseaux, des gabians, flamants roses, canards ou cigognes, « à la fois très techniques et très poétiques », aux couleurs vives et aux mécanismes apparents.

Architecte de formation, Martin a choisi de se réorienter vers un travail plus artistique, en mettant à profit ses connaissances sur la modélisation. Les automates sont un art ancien datant de l’Antiquité, qu’il réinvente à l’aide de l’impression 3D : un procédé aux rendus hyper précis, qui nécessite environ trois mois de conception avant de pouvoir lancer la production d’un nouveau modèle.

Labellisé « Fabriqué à Marseille »

Les machines impriment chaque pièce couche par couche en environ une heure, ce qui permet « une forme d’industrialisation d’objets très atypiques, mais en petite quantité », affirme l’artisan. Ses créations sont imprimées en PLA, un plastique biosourcé fabriqué à base d’amidon de maïs. Ce matériau se dégrade dans le temps et s’inscrit dans une démarche de production responsable, puisque Martin produit exclusivement à la demande.

C’est aussi pourquoi l’univers d’Automata puise dans les territoires. Après une première série inspirée de Marseille, avec des modèles comme le gabian ou le scooter en roue arrière, le créateur s’est tourné vers la Camargue avec le flamant rose, l’Alsace avec la cigogne, le sud-ouest et ses canards… des automates livrés en kit, à assembler « comme des Legos » à l’aide d’une notice illustrée.

Labellisé « Fabriqué à Marseille » et lauréat du prix de l’innovation, l’atelier Automata vend aujourd’hui ses créations en ligne, dans trois boutiques marseillaises (Undartground, Détour et Chez Laurette), et bien au-delà. « Mes oiseaux migrateurs s’envolent partout », s’amuse Martin Ravel, dont les automates voyagent désormais depuis Marseille jusqu’aux États-Unis, en Italie ou en Allemagne.

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