Aix‑en‑Provence se prépare à élire son maire lors des élections municipales les 15 et 22 mars 2026. Qui sont les candidats déclarés ? Quels sont les enjeux et le contexte politique ? Le point dans cet article.
À Aix‑en‑Provence, le premier tour des élections municipales le 15 mars prochain opposera plusieurs candidats confirmés : la maire sortante Sophie Joissains (UDI), Marc Pena (Union de la gauche), Julie Boronad (LFI), Philippe Klein (Horizons), et Jean‑Louis Geiger (RN). Ces aspirants au fauteuil de maire se positionnent dans un contexte politique local marqué par des résultats contrastés aux municipales précédentes et aux législatives récentes.
Les candidats déclarés à la mairie
Sophie Joissains (UDI), maire sortante
Sophie Joissains, est candidate à sa réélection. Elle a été élue maire d’Aix‑en‑Provence en 2021 après la démission de sa mère Maryse Joissains‑Masini. Avant ce mandat, elle a été sénatrice des Bouches-du-Rhône de 2008 à 2020, ce qui a structuré sa carrière politique au plan national. Elle est également vice-présidente du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi que conseillère métropolitaine. Sophie Joissains est issue d’une famille politique bien implantée localement. Tout comme sa mère qui a dirigé la ville pendant 20 ans (entre 2001 et 2021), son père Alain Joissains a été maire d’Aix-en-Provence de 1978 à 2001 et sénateur des Bouches-du-Rhône.
Marc Pena (Union de la gauche)
Marc Pena est la figure de la gauche locale d’opposition. Il conduira une liste rassemblant plusieurs partis de gauche (PS, Génération·s, PCF, écologistes, etc.) dans l’objectif de challenger la majorité sortante. L’élu aixois accède au siège de député de la 11ᵉ circonscription des Bouches-du-Rhône en 2024, sous la bannière du Nouveau Front Populaire. Il est membre du Parti socialiste.
Julie Boronad (La France Insoumise)
La jeune candidate Julie Boronad, 26 ans, mène la liste de La France insoumise dans la perspective d’ancrer le mouvement plus fortement à Aix, notamment auprès des électeurs jeunes et engagés. Elle se pose en rupture avec l’alliance socialiste locale, soulignant un positionnement à gauche axé sur la jeunesse et une mobilisation citoyenne renouvelée.
Jean‑Louis Geiger (RN/UDR)
Désigné par le Rassemblement national et l’Union des droites et républicains (UDR) d’Eric Ciotti, Jean‑Louis Geiger incarne l’offre politique d’extrême droite pour ces municipales, alors que le RN cherche à gagner du terrain dans les grandes villes. Il a une longue trajectoire politique : ancien élu municipal d’opposition à Aix-en-Provence dans les années 1990 et ancien cadre de partis de droite classiques comme l’UDF, l’UMP et Les Républicains avant de rejoindre le RN. Il est également conseiller régional d’opposition.
Philippe Klein (Horizons)
Philippe Klein, conseiller municipal et référent local du parti Horizons, a officiellement annoncé sa candidature en décembre 2025, après s’être détaché de son ancien groupe et affirmant vouloir représenter le centre‑droit indépendant. Avocat, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats d’Aix-en-Provence (2016-2017), il figure en deuxième position sur la liste portée par Anne-Laurence Petel aux municipales de 2020, et est élu conseiller municipal, conseiller métropolitain et conseiller territorial du Pays d’Aix. Il devient ensuite référent local du parti Horizons et préside le groupe d’opposition « Aix Autrement » au conseil municipal, réunissant plusieurs sensibilités du centre et de la société civile.
Comment ont voté les habitants d’Aix-en-Provence aux dernières élections ?
Lors des dernières élections municipales de 2020, la ville a confirmé la domination de la droite locale : la liste conduite par Maryse Joissains‑Masini (LR/UDI) est arrivée en tête au premier tour, malgré une forte abstention liée à la pandémie de Covid. Sophie Joissains a ensuite été élue maire en 2021 par le conseil municipal, après la démission de sa mère Maryse Joissains pour raisons de santé.
Lors des élections législatives 2024 dans la 11ᵉ circonscription, Marc Pena (Union de la gauche) a été élu député avec environ 50,23 % des voix face à Hervé Fabre‑Aubrespy (RN) au second tour. Son élection a été favorisée par le désistement de Mohamed Laqhila (Modem), contribuant à un front républicain visant à empêcher l’élection du candidat d’extrême droite.
Dans l’autre canton aixois, la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône, c’est l’alliance UDR/RN qui était arrivée en tête avec l’élection du député ciottiste Gérault Verny (37,26%), dans une triangulaire inédite face à Jean‑David Ciot (PS) et Anne-Laurence Petel (Ensemble).