En visite à Marseille, la ministre du Logement Valérie Létard a annoncé son souhait d’enclencher une opération d’intérêt national cette année sur 4 grandes copropriétés dégradées des quartiers Nord : Consolat, les Rosiers, le grand Mail et Maurelette.
Relancer la production de logement, notamment social, sur le territoire, accélérer les opérations de rénovation urbaine, réhabiliter l’habitat indigne et dégradé… Les dossiers sont nombreux et lourds pour la ministre du Logement, Valérie Létard, en visite à Marseille durant deux jours.
Des bailleurs sociaux aux aménageurs publics en passant par les élus et collectivités, elle a réuni une centaine d’acteurs dès son arrivée, ce jeudi 3 avril. Face à une crise du logement qui touche particulièrement la région, « nous relèverons le défi que si on y va collectivement », lance-t-elle.
Parmi les dossiers épineux à Marseille, les grandes copropriétés dégradées. Ces immenses ensembles hérités de l’urbanisation des années 1970, en état de décrépitude, mais difficilement réhabilitables par la puissance publique étant donné le casse-tête administratif concernant des centaines de propriétaires.
Une opération d’intérêt national prévue pour quatre grandes copros
« Nous avons identifié 13 copropriétés dégradées qui entrent dans le cadre de la rénovation urbaine à Marseille », indique Valérie Létard. Parmi elles, « quatre feront l’objet d’une opération de requalification des copropriétés dégradées d’intérêt national », les Orcod-IN, rappelle-t-elle, comme annoncé en 2023 par Emmanuel Macron. Il s’agit des Rosiers (14e), le Grand Mail (14e), Maurelette (15e) et Consolat (15e).
En sortant du droit commun, ces opérations d’intérêt national doivent permettre d’accélérer les procédures et de débloquer des sommes conséquentes pour la rénovation. Et ainsi mener « des programmes à l’échelle de quartiers, de reconquête des copropriétés et des espaces publics ».
Une première Orcod-IN enclenchée cette année
« C’est très lourd et très complexe à monter comme projets », et très long, admet la ministre, alors que de nombreux acteurs publics locaux doivent se coordonner. « Un premier projet d’Orcod-IN est en cours de constitution », annonce-t-elle.
Elle fixe un calendrier. « Il faut faire en sorte qu’avant l’été, le projet puisse être finalisé ». Il sera ensuite soumis au Conseil d’État. S’il le valide, « derrière, la machine pourra s’enclencher. Et c’est un premier grand projet, important, qui va pouvoir sortir de terre, et entrer dans l’opérationnel ». Il ne faut toutefois pas s’attendre à de premiers coups de pioche tout de suite.