La 17e édition du festival international Les Rencontres à l’échelle s’installe à Marseille du 8 au 18 juin avec une programmation estivale qui fera la part belle cette année aux événements en extérieur.

En 2022, plus que jamais, Les Rencontres à l’Échelle vont s’ouvrir à un large public. Après une édition organisée en novembre l’année passée, le festival international revient cette année du 8 au 18 juin et va proposer des événements aussi bien en intérieur qu’en extérieur.

Une vingtaine d’équipes artistiques, originaires de onze pays, sont attendues. Si la France sera évidemment représentée, le public aura l’opportunité de découvrir des artistes venus de Suisse, du Portugal, de Tunisie, de Turquie, du Liban, mais également du Brésil, de Mozambique, de la République Démocratique du Congo, du Cameroun et d’Afrique du Sud. Ils investiront diverses disciplines comme le théâtre, la lecture, la danse, le cinéma et la musique.

De nombreux lieux de la cité phocéenne accueilleront leurs performances. Le public pourra les retrouver au cinéma Le Gyptis, au cinéma La Baleine, au Mucem, à Montévidéo, à la Cômerie et à la Friche la Belle de Mai, qui proposera notamment deux grandes soirées musicales sur son toit-terrasse.

Rencontres à l'Échelle, Les Rencontres à l’Échelle reviennent en juin avec une programmation estivale, Made in Marseille
Pièce d’actualité n°17 : en vrai, une enquête sur scène. Épisode 1, Lybie : l’enfer des exilés, Mise en scène de Marie José Malis, La Commune, Aubervilliers, 2022 (© Nathanaël Mergui)

Une édition qui va interroger la filiation, le genre et l’identité

Selon Julie Kretzschmar, directrice des Rencontres à l’Échelle – Bancs Publics, cette édition va interroger « nos appartenances, nos filiations en convoquant et en transfigurant les rituels et formes traditionnels ». Parmi les artistes présents, certains venus notamment du Congo et d’Afrique du Sud se définissent comme activistes et auront à coeur d’aborder ces sujets dans le cadre de leurs projets. D’autres récits, portés par des artistes « non binaires », parleront de la « question du genre et de l’assignation des identités ».

« Pour cette 17e édition, nous avons à nouveau pris le parti de montrer des projets qui n’ont, pour l’essentiel, pas encore été montrés en France et avec une partie des artistes qui ne sont jamais venu·e·s ici ». En effet, le festival comptera 12 « premières françaises » dont 4 créations originales.

Pour autant, Julie Kretzschmar ne souhaite pas parler « d’émergence » mais plutôt « d’artistes jeunes qui nous offrent des formes nouvelles de radicalité pour mieux mettre au jour leur pensée décoloniale, leur préoccupation sur la question des identités ».

Rencontres à l'Échelle, Les Rencontres à l’Échelle reviennent en juin avec une programmation estivale, Made in Marseille
Sœurs, lecture de Penda Diouf, Karima El Kharraze et Marine Bachelot Nguyen (© Hélène Harder)

Marseille, « ville au carrefour des Suds »

La directrice du festival est également vigilante à la contextualisation des oeuvres présentées : « Un projet en Afrique du Sud ne raconte pas la même chose une fois en France. En tant que programmatrice, je me sens aussi responsable de la façon dont les projets sont montrés ici. J’ai souhaité véritablement mettre cette question en partage avec les artistes ».

Pour les organisateurs, Marseille est une « ville au carrefour des Suds », à travers son « puissant imaginaire méditerranéen » et son « identité plurielle et populaire ». C’est une « plateforme importante d’échanges sur la question des diasporas ».

« Les Rencontres à l’échelle sont traversées par ce que disent et font des voix venues de plus loin et par celles qui se hissent juste à nos côtés : des voix comme autant d’alternatives aux récits dominants », conclut l’équipe du festival qui souhaite réunir le public marseillais autour d’histoires « fortes ».

Programmation et informations pratiques : www.lesrencontresalechelle.com

Rencontres à l'Échelle, Les Rencontres à l’Échelle reviennent en juin avec une programmation estivale, Made in Marseille
Limbo, Victor de Oliveira, Teatro do Bairro Alto, Lisbonne, 2021 (© Joana Linda)
Bouton retour en haut de la page