Six adjoints et conseillers municipaux EELV créent un groupe au conseil municipal de Marseille baptisé « Groupe écologiste et citoyen pour une ville plus juste, plus verte et plus démocratique », un an après la victoire une Printemps marseillais. Une manière de peser un peu plus dans les débats.

« Rendre Marseille socialement plus juste, plus verte et plus démocratique : tel est bien notre objectif partagé ». C’est suivant cette ligne, slogan de campagne du Printemps marseillais, que six élus et conseillers municipaux ont décidé de créer un groupe indépendant au conseil municipal de Marseille. Baptisé « Groupe écologiste et citoyen pour une ville plus juste, plus verte et plus vertueuse », il est composé des adjoints au maire Aïcha Sif, Sébastien Barles, Théo Challande-Névoret et Hervé Menchon, et des conseillers municipaux Nouriati Djambae et Fabien Perez.

Il s’agit pour eux de « réaffirmer » leurs « objectifs » au sein de la majorité municipale, faisant référence à la « promesse faite aux Marseillais.es » mais aussi à la dernière séquence électorale qui « oblige de nouveau à répondre avec force à la crise démocratique qui frappe la légitimité même de nos institutions démocratiques locales ».

Ils entendent « agir » pour la mise en œuvre de « politiques publiques écologiques fortes, agir pour répondre à la fois aux urgences sociales et aux urgences écologiques, agir en dépassant les étiquettes partisanes et agir en associant de manière inclusive les citoyennes et les citoyens », écrivent les signataires dans un communiqué de presse.

« Solidaires de la majorité municipale »

Ils insistent sur « quelques enjeux de priorité absolue » à l’instar de la rénovation des écoles, éradiquer le mal-logement et l’habitat indigne, grande cause municipale du Printemps marseillais. « Nous voulons que notre majorité soit une instance au sein de laquelle le débat enrichit, et où les échanges et les désaccords améliorent chacune de nos actions politiques. Nous voulons que l’urgence écologique, sociale et climatique irrigue l’ensemble des politiques publiques que nous mettons en place ».

S’ils marquent désormais leur autonomie, les élus affirment rester « solidaires de la majorité municipale » et renouvellent leur « confiance au Maire de Marseille. Nous resterons plus que jamais unis dans notre diversité. C’est la richesse de notre ville et celle de notre majorité », écrivent-ils. Ils ont également choisi une présidence tournante « tous les six mois par tirage au sort ». Fabien Perez, conseiller municipal délégué aux financements européens, assure le premier semestre.

Dans le sens de l’Histoire

La création de ce groupe n’est pas une « surprise » pour Joël Canicave, tant la question est sur la table depuis maintenant un an. « C’est un débat qui dure depuis le premier jour, parce que l’histoire politique s’est faite au deuxième tour par le rassemblement des deux listes [Debout Marseille et le Printemps marseillais, ndlr], explique le président du groupe du Printemps marseillais et adjoint aux finances. Notre équipe du Printemps marseillais, ce n’est pas une caserne, chacun est libre de décider ce qu’il a envie de faire. Certains élus écologistes, pas tous, ont décidé de créer un groupe et ils nous ont expliqué pourquoi ».

Christine Juste, aujourd’hui adjointe en charge de l’environnement, figurait sur la liste de Debout Marseille, durant les élections municipales. Si elle n’a pas été sollicitée « comme d’autres élus écolos » à intégrer ce nouveau groupe, elle n’en ressent pas l’utilité. « Je suis à ma place dans cette majorité où l’écologie a aussi sa place. Pendant 40 ans d’écologie politique, on ne peut pas dire que l’écologie ait été traitée de manière acceptable, mais là je n’ai aucun problème, ni avec aucun élu, ni avec Michèle Rubirola, ni avec le maire. J’estime être dans une majorité qui partage la même vision et qui a envie de transformer et de tenir cette promesse “plus verte”», nous confie-t-elle. Michèle Rubirola ou la conseillère municipale déléguée Lydia Frentzel n’y figurent pas non plus.

Cinq groupes siègent désormais au sein de l’hémicycle municipal. Pour l’opposition : Une volonté pour Marseille, présidé par Catherine Pila (LR), et le Rassemblement national. Pour la majorité : le Printemps marseillais avec différentes composantes des forces de gauche et les membres du collectif Mad Mars, le groupe Marseille avant tout, présidé par Samia Ghali et le groupe écologiste, dont l’existence officielle ne sera pas encore entérinée pour le conseil municipal du 9 juillet.

La création de ce nouveau groupe intervient un an après l’élection du Printemps marseillais et moins d’un an avant les élections présidentielles de 2022, suivies des… législatives.

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