Fini les vélos en libre-service “classiques” à Marseille. La Métropole souhaite qu’ils soient 100% électriques en 2023. Elle compte également doubler leur nombre, et créer 70 stations supplémentaires. La tarification de ce nouveau service est à l’étude.

Les cyclistes marseillais ont-ils les cuisses plus musclées qu’ailleurs ? La topographie de la ville avec ses nombreuses côtes pourraient le laisser penser, et son étalement aussi. Face à cela, le vélo électrique se positionne comme une solution de choix pour encourager les habitants à pédaler pour se déplacer.

En octobre 2020, la Métropole Aix-Marseille-Provence lançait un service de location longue durée de vélos électriques. Il permet de bénéficier d’un vélo électrique personnel durant un an à prix abordable (à partir de 20 euros par mois). 5 mois après, la collectivité qualifie ce dispositif de « succès », avec 200 vélos loués, et « une montée en puissance des abonnements ».

Aujourd’hui, elle s’attaque à son service de vélos en libre-service. Actuellement 1 000 vélos “mécaniques” sont disponibles sur 130 stations à Marseille. Ils enregistrent 3 000 utilisations quotidiennes et 14 000 abonnés mensuels.

La Métropole compte développer le service, pour déployer 2 000 vélos électriques sur 200 stations d’ici 2023, soit 70 stations supplémentaires. L’objectif est également d’équiper des quartiers excentrés, comme Luminy ou l’Estaque, alors que les stations se concentrent aujourd’hui au centre et au sud de la ville. Elle rejoindra alors des villes comme Paris ou Lyon qui ont déjà fait la transition vers l’électrique.

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Fini les tickets papier, place à l’application smartphone

Le groupe JC Decaux gère aujourd’hui ce service à Marseille, mais son contrat avec la Métropole prend fin en 2022. Cette dernière lance un appel d’offres pour sélectionner l’opérateur qui prendra la suite.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 29 mars 2021 et l’opérateur actuel pourra candidater à sa succession. Mais quoiqu’il en soit, le futur gestionnaire devra fournir de nouveaux vélos électriques, créer 70 stations supplémentaires environ, et réaménager les existantes pour les adapter aux nouveaux modèles (électrification des bornes).

Le système de location devra également être modernisé. Fini les bornes à écran tactile capricieux, et les tickets papiers à code. Une application permettra de digitaliser complètement la location, gérer son abonnement, calculer son itinéraire, ou vérifier la disponibilité à la station d’arrivée. Le même principe que pour les trottinettes électriques, et qui pourrait leur faire concurrence.

Vers une augmentation des tarifs ?

Actuellement, les tarifs varient entre 1 € hebdomadaire et 5 euros annuels pour l’abonnement. Pour l’utilisation, la première demi-heure est gratuite et les suivantes coûtent entre 50 centimes et 1 euro. Un service très attractif donc. Mais va-t-il le rester en passant à l’électrique ?

« Le but, c’est de démocratiser les vélos électriques. Notre volonté, c’est que ça reste abordable », précise la Métropole, sans écarter la possibilité d’une augmentation des tarifs. « On va définir avec les candidats la tarification la plus adaptée au service. Le but étant de se rapprocher de l’actuelle », conclut-elle.

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