Jusqu’au 15 mars 2021, il est possible de répondre à un questionnaire en ligne pour évaluer la “marchabilité” des villes françaises. L’objectif de ce baromètre est de rendre les villes plus agréables pour les marcheurs et faire émerger un plan piéton national.

D’après la Fédération française de la randonnée pédestre (FFRandonnée), en France, 23,5 % des déplacements se font à pied, pour se rendre au travail, faire ses courses et autres activités du quotidien comme récupérer les enfants à l’école, mais aussi pour la pratique du sport. Une pratique qui peut se transformer en calvaire, selon la taille des trottoirs, la présence d’encombrants, de mobilier urbain, ou de véhicules mal garés…

Jusqu’au 15 mars 2021, la FFRandonnée propose donc aux habitants de répondre à un questionnaire évaluant le degré de “marchabilité” de leur ville. Soutenu par l’Ademe, le Ministère des transports et le Ministère des sports, ce questionnaire en ligne permettra de recueillir l’avis des piétons sur la manière d’améliorer l’expérience de la marche dans les espaces urbanisés.

Sous forme de baromètre, le questionnaire explore 5 thématiques :

  • Le ressenti global du marcheur
  • La sécurité du marcheur
  • Son confort
  • Les efforts fait par la ville pour favoriser la marche
  • Les aménagement et équipements pour améliorer le quotidien des marcheurs

Un colloque prévu en septembre pour esquisser un plan Piéton national

Le baromètre s’appuiera sur des études déjà réalisées, entre autres, par le Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement). Les résultats seront publiés à la mi-juin, avec un palmarès des villes et villages marchables. L’objectif étant d’accompagner et améliorer les politiques territoriales et nationales dans le développement de la marche.

Par la suite, un colloque national se tiendra le 18 septembre à Marseille en présence des ministères partenaires, de bureaux d’études et d’une centaine d’intervenants français comme étrangers. « C’est une restitution pour le gouvernement. Nous apportons un diagnostic afin que les instances nationales présentes puissent extraire des informations pour améliorer la marche en ville. Nous sommes convaincus qu’un plan piéton national émergera de ce colloque, à l’image du plan vélo, par exemple », nous explique Marianne Moukomel Clarté, présidente du Comité départemental de la randonnée pédestre des Bouches-du-Rhône.

Des collectifs marseillais se mobilisent d’ailleurs depuis des années pour faire entendre la voix des piétons, comme le Syndicat des poussettes enragées.

“La place de l’enfant est absolument sacrifiée. Se déplacer en poussette est un véritable calvaire à Marseille. On a des…

Publiée par Syndicat des poussettes enragées marseillais sur Vendredi 8 février 2019

Un questionnaire répété tous les deux ans

« Ce baromètre sera répété tous les deux ans, les municipalités pourront voir l’évolution de l’avis des habitants et accorder leurs actions en fonction », ajoute Marianne Moukomel Clarté.

La présidente rappelle cependant que la Fédération française de la randonnée pédestre n’est pas « une association revendicatrice ». Si elle s’attend à ce que le questionnaire reçoive des avis d’habitants souhaitant exprimer leur mécontentement sur leur ville, son but est de « co-construire la ville marchable de demain ». En améliorant la place des piétons dans l’espace public, l’association espère également contribuer à favoriser le développement d’activités sportives et culturelles dans les espaces urbains.

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