Deux ans après le drame de la rue d’Aubagne, et au lendemain de sa réouverture à la circulation piétonne, nous sommes retournés sur les lieux avec des habitants et délogés pour faire un point de situation. La volonté de co-construire l’avenir de ce quartier de l’hyper-centre marseillais est bien présente, mais se dessine à pas feutrés.

Le rendez-vous est donné à 12h30, devant chez Germaine, l’atelier de couture bien connu à Noailles. Jean est ponctuel. Depuis 13 ans, il vit à deux pas d’ici, sur la petite placette. Mael nous rejoint après avoir miraculeusement trouvé une place de stationnement dans le quartier. Ses petits gâteaux bio à la main, son masque noir sur le nez, il vient de faire le trajet d’Aubagne, où il travaille, à la rue d’Aubagne à Marseille, où il habitait jadis.

Les deux hommes se connaissent bien. Liés par un drame, ils sont néanmoins heureux de se retrouver, au lendemain de la réouverture partielle de cette rue, devenue tristement célèbre depuis les effondrements des immeubles 63 et 65, le 5 novembre 2018.

D’un pas lent, Mael et Jean arpentent l’allée, où quelques façades servent à l’affichage sauvage, où des photos, des tags aux graffs originaux – ou plus décalés – de couleurs vives se renouvellent sans cesse « faisant tout le charme de cette rue », autrefois si vivante.

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« On voulait le centre-ville, un quartier vivant et accessible »

Mael s’arrête devant le numéro 69 et lève les yeux. C’est ici qu’il vivait avec sa compagne et sa petite-fille, il y a encore deux ans. Le bâtiment, déserté, est encore debout, jouxtant le trou béant laissé par l’écroulement.

L’instant ramène irrémédiablement à ce jour funeste. « Ma conjointe, enseignante, était partie à l’école, et moi je venais de déposer ma fille à la crèche. Mon sous-directeur a appelé au bureau pour savoir si j’étais bien là. Je suis revenue dare-dare », confie Mael, avec émotion. « Ça me désole », lâche l’ingénieur, avant de faire une pause.

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Ce retour sur les lieux le remue. En deux ans, il n’a pu accéder à son logement que deux fois : en février 2020 et jeudi 15 octobre. « On ne nous a jamais donné l’accès ».

Il se souvient de ces mots prononcés trois jours avant la catastrophe : « J’ai eu cette réflexion de quelqu’un d’habitué par les choses. J’ai dit à mon oncle et ma tante de passage ce jour-là sur les fissures : c’est un peu comme ça dans Marseille, ça ne craint pas trop” », livre le Breton, avec le cœur lourd. « Quand on a acheté, on s’est dit qu’il fallait faire attention à l’immeuble d’à côté », poursuit Mael, qui appartient au syndic de co-propriété. Mais de là à imaginer telle catastrophe…

Le cœur de Noailles, le couple l’a choisi d’abord pour des raisons financières. « On fait partie de la gentrification, clairement, poursuit l’ingénieur. On voulait le centre-ville, un quartier vivant et accessible. On cherchait à profiter de la ville, de l’ambiance aussi ».

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D’après les chiffres officiels à l’été 2020. Le Collectif du 5 novembre estime ce nombre à près de 5 000 aujourd’hui.

De l’irréalisme à la brutale réalité

Ce 5 novembre, la situation est irréelle pour tous. Comme un mauvais film. Et c’est justement la première pensée de Jean, en descendant de chez lui vers 10h30, une heure trente après les effondrements. Il n’a rien entendu, si ce n’est un « vroom », sans y prêter attention, tant c’est habituel dans le quartier.

CRS, pompiers, cordon de sécurité… « Ils sont en train de nous pourrir la vie avec le tournage d’un film de mer** », pense-t-il à ce moment-là, avant d’être ramené brutalement à la réalité.

Tout ce qui s’en suit ne fait que les conforter dans « un irréalisme total ». L’inscription à la Mairie pour le suivi des victimes collatérales devient un concours d’obstacles. « Aucun interlocuteur, on donnait chaque fois notre numéro de téléphone, nos coordonnées qu’ils notaient sur un bout de papier », alors que la file d’attente s’allonge au fil des jours.

« À un moment, on s’est dit qu’il fallait qu’on accepte l’aide sinon on ne serait pas reconnu comme victimes », raconte Mael. « Alors on est allé à l’hôtel. Mais quatre jours après, on nous apprend que, comme on est propriétaires occupants, on peut nous refacturer l’hôtel. On est reparti ».

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Immeuble fantôme

Durant quatre mois, la petite famille est hébergée chez des amis, des collègues de boulot ou la famille, et « pointe », pour avoir des informations, mais « la cellule de crise était inexistante. On était vraiment dans le néant », lance Jean, encore dépité.

Lui qui a vécu longtemps à l’étranger, en Asie particulièrement, ne se considère pas comme « un assisté, mais là, c’est la première fois que je me sentais en terrain mouvant, sans pouvoir avancer ».

Jean n’a pas quitté son logement, même si désormais, il vit dans un « immeuble fantôme » et malgré le fait que « de nouveaux problèmes ont été constatés ». L’immeuble sur cour et le premier étage ont été évacués en mai dernier. Jean ne bougera pas « parce que ma crainte c’est d’être cambriolé », avance le Marseillais. « On sait que le jour même où l’on sera parti, le soir, ça sera cassé ». Après les effondrements, une grande majorité des habitations ont subi le même sort. Cambriolés, squattés, dégradés…

Les gestes symboliques avant les actes concrets

Paradoxalement, dans le même temps, la solidarité s’organise. Des voisins, des anonymes, des associations, des militants se mobilisent. Le 11 rue de l’Arc ou encore le Molotov deviennent les QG de coordination de l’entraide. Des Marseillais plus soudés que jamais se retrouvent dans un élan commun à crier leur douleur et leur colère. Les fondations du Collectif du 5-Novembre sont posées.

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Ce « ni oubli, ni pardon », moteur de la révolte contre le mal-logement et l’abandon des pouvoirs publics, résonne avec force dans les rues de la cité phocéenne et sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville. À tel point que l’ancienne municipalité installe des barrières devant la mairie. Disparues depuis cet été, retirées par le Printemps Marseillais. Un geste symbolique, comme le 26 octobre dernier.

Ce jour-là, Sophie Camard, maire des 1-7, et Patrick Amico, adjoint en charge de la politique du logement et de la lutte contre l’habitat indigne, retirent les grillages métalliques installés depuis près d’un an pour la sécurisation de la rue d’Aubagne et d’autres immeubles menacés de péril. Il ne restait pour les piétons qu’un tout petit passage de 80 cm seulement.


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Et soudain, voilà Patrick Amico

Alors que les souvenirs s’égrènent devant le 69, Patrick Amico, justement, remonte lentement la rue, son sac à dos sur une épaule. Une visite « pour voir si tout va bien, voir des choses qu’on ne voyait plus, reprendre contact avec cette réalité », confie l’élu, que nous interpellons au passage. « Ça me rendait malade durant la campagne de voir cette rue fermée. Cette réouverture était pour moi la priorité numéro 1 ». « Un acte symbolique », dit-il, qui marque « le fait d’accepter de passer à autre chose, de changer de dimension, d’approche ».


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Le haut de la rue d’Aubagne rouvert à la circulation piétonne

Devant les deux Marseillais, le discours est le même qu’à l’occasion de la première réunion publique face aux délogés, le 23 octobre dernier. « Transparence » et « co-construction », restent les mots d’ordre. « Depuis le début, je passe mon temps à donner toutes les informations les plus précises que je peux avoir dans la mesure où elles sont communicables », plaide l’adjoint, avec calme, car les délogés veulent avoir accès aux expertises.

Dans le cadre de la procédure judiciaire, plusieurs avis de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) qui définissent le principe d’unité du dossier déterminent que pour chaque propriétaire, les expertises judiciaires sont dues, celles de la Ville et de l’État aussi. Une condition inscrite d’ailleurs dans la Charte du relogement et validée par la Préfecture, rappelle Mael Camberlein à Patrick Amico.

Le casse-tête des propriétaires locataires

Il n’y est pas opposé, mais face à la masse de documents, l’élu avance le discours de la méthode.  « J’ai besoin que l’on définisse comment on les communique, à qui, et juridiquement jusqu’où on peut aller dans cette communication, charte du relogement ou pas ».

Puis, il ajoute, « encore une fois, il n’y a pas de secret, ou de projet caché ». Sur ce point, les délogés entendent faire confiance à la Ville. Mais Patrick Amico aura sans doute trouvé sur son bureau en rentrant des courriers soulevant d’autres problèmes : la réévaluation du taux d’efforts des propriétaires occupants, ou encore les frais d’hôtel n’étant plus pris en charge.

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« Nous avons fait d’importants travaux. Les promesses d’aides ne sont pas à la hauteur, nous explique Jean. Par exemple, sur une enveloppe de 350 000 euros, on devait être pris en charge à 100%, parce qu’on est rue d’Aubagne. Pour entrer dans les clous, on a accepté toutes les obligations. L’Anah [l’Agence nationale de l’habitat, ndlr] nous dit que le dossier est dans les clous, mais au bout du compte, après plus d’un an, ça ne colle pas. Il manque de l’argent. 280 000 sur 350 000 euros, et notre part qui devait être de 15 000 euros chacun est montée d’un coup à 23 000. Moi, j’ai eu un mal fou à réunir 15 000 euros, j’ai vendu ma voiture et maintenant il faut que je trouve 8 000 euros ».

Au 75, le propriétaire a réalisé les travaux demandés pour sortir du péril imminent. « 50 000 euros, et l’Établissement public foncier lui propose un rachat à 350 euros le mètre au carré ». D’autres n’ont pas engagé les travaux, car selon Mael, le leitmotiv depuis deux ans reste « de toute façon vous êtes expropriés ». Certains souhaitent rester propriétaires, et proposent même des transformations en logement social.

Le hic, « c’est que lorsqu’on est plusieurs co-propriétaires, à partir du moment où il y en a un qui vend, c’est très compliqué d’avoir une maîtrise d’œuvre à la fois publique et privée. Ça sera bloqué pour récupérer la totalité de l’immeuble », explique Mael.


🏛️  Marseille Habitat mise en examen

La société d’économie mixte dépendant de la Ville de Marseille a été mise en examen ce mardi 3 novembre 2020 par les juges d’instruction dans le cadre de l’enquête sur les effondrements la rue d’Aubagne.

Audrey Gatian, adjointe de la nouvelle municipalité (Printemps marseillais), qui a pris récemment la présidence de l’opérateur urbain, a annoncé par communiqué de presse avoir été auditionnée en tant que représentante légale. « J’ai fait part de notre intention pleine et entière de coopérer pleinement avec la justice pour faire toute la lumière sur ce drame. Transparence et vérité sont la seule ligne de conduite possible, face à ce drame qui nous oblige, vis-à-vis des victimes, de leur famille et de tous les Marseillais ».


« Un dialogue beaucoup plus poussé et constructif avec la Métropole »

Les questions sont complexes, les avancées sont lentes pour un dossier conséquent. Les délogés auraient aimé être représentés au sein de la société publique locale d’aménagement d’intérêt national (Splain) créée pour superviser la lutte contre l’habitat indigne à Marseille.

Même pour 1% symbolique [elle est détenue à 59% par la Métropole, 6% la Ville et le reste l’État, ndlr], « pour qu’on puisse être présent dans les décisions dans les comités de pilotage, même si on sait que notre voix ne portera pas ». Une doléance rejetée pour des questions juridiques.

Patrick Amico maintient la volonté de la majorité de travailler avec les propriétaires, « c’est le sujet commun avec l’État et la Métropole d’arriver à caler un certain nombre de choses, mais ce n’est pas le plus simple. On a besoin d’avoir un dialogue beaucoup plus poussé et constructif avec la Métropole », insiste l’élu, rejoint sur ce point par des associations sans nouvelle de l’institution.

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Mettre en oeuvre des projets « plus consensuels »

« C’est justement tout le projet lié au projet partenarial d’aménagement (PPA), au travail qu’on va faire avec la Métropole, car ça fait partie des îlots démonstrateurs et comment on travaille avec les habitants sur des projets plus consensuels ».

Alors que Patrick Amico s’éloigne à la merci d’autres habitants, parfois mécontents, un jeune homme débarque avec agitation. Les derniers arrêtés fixés sur les portes l’inquiètent, « on dirait qu’on doit partir. J’ai peur de retourner à l’hôtel, c’est trop difficile », confie « MJ », qui vivait chez sa tante, rue Jean-Roque.

Il s’agit seulement de la mise à jour du périmètre de sécurité, mais son étude plus approfondie met en évidence une nouveauté. L’arrêté précise que des portes anti-intrusions seront installées. « On va voir si ça sera fait, car ça fait partie de nos premières réclamations », poursuit Jean.

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« Ils viennent toucher du doigt une réalité »

Rassuré, « MJ » imagine son quartier de demain. « Ici, on ne devrait pas remettre la circulation, il faut que ça reste piéton ». En lieu et place de la « dent creuse », il aimerait un lieu de vie, un square pour enfants.

Quelques minutes auparavant, Patrick Amico confiait : « c’est un espace plus que symbolique. Ce qu’on prévoit ? Rien. Et ne rien prévoir c’est important. C’est un lieu de mémoire, un espace ouvert. Tout l’équilibre qu’il faut arriver à trouver c’est comment continuer à faire vivre ce lieu de mémoire, déclencheur de prises de conscience, et comment éviter de stigmatiser la rue et le quartier, autour de ça. Elle a un autre avenir, d’autres atouts, d’autres perspectives », dit-il, « heureux » que la population se réapproprie déjà la rue, mais « scotché » que des touristes, cartes en main, se rendent sur les lieux du drame.

« Ce n’est pas le trou qu’ils viennent voir », justifie Jean. « Ils viennent toucher du doigt une réalité, car ce qu’ils ont pu voir à la télé, ça reste quand même irréel. C’est un choc social historique ». La réalité, ici aussi, c’est que les jeunes sont désormais livrés à eux-mêmes. Depuis l’effondrement, « ils n’ont plus de lieu où se retrouver ».

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Lieu des effondrements surnommé “la dent creuse”.

Le retour des lieux de vie et des associations, le remède à l’insécurité

L’association Dune (prévention de la délinquance et médiation sociale) a été délocalisée à Belsunce, Destination Famille qui œuvre pour la formation et l’accompagnement scolaire est submergée. L’équilibre, bien que précaire, qui existait à l’époque s’est envolé. Ce joyeux « bordel » organisé laissant « place à un sentiment d’insécurité. Avant, on pouvait rentrer à n’importe quelle heure, il n’y avait pas ces craintes ».

Le renforcement des forces de police municipale annoncé par Yannick Ohanessian, adjoint à la sécurité, ne semble être qu’une partie de la solution. Les habitants prônent le retour des associations, des lieux de vie, de travailleurs sociaux ou encore médiateurs… Retrouver leur resto du coin, comme le Mama Africa, fermé (la cave de l’immeuble est insalubre), la friterie, les effluves d’épices, le studio d’enregistrement « pour les futures stars du rap »… Cette mixité qui fait la richesse du quartier.

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« Ici, c’était la place de Fabien »

Plus bas, au 3 rue de l’Arc, baignée de verdure, le Kaloum lui aussi a baissé le rideau. Avant le drame et la Covid-19, dans ce centre d’animation multiculturel aux couleurs de l’Afrique, se mêlaient les rires, et parfois les larmes de retrouvailles d’amis d’enfance 20 ans plus tard, de la musique, des chants…

Des souvenirs bien lointains pour Momo, le patron, qui nous accueille sur place. Ils connaissait toutes les victimes. « Des amis », pour la plupart, confie-t-il, avant de se lever brusquement pour s’installer sur un siège du bar. « Ici, c’était la place de Fabien, et de ça je ne m’en remets pas ».

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Momo au Kaloum, à la place où son ami Fabien, victime des effondrements avait l’habitude de prendre place.

La confiance au coeur de la reconstruction

Lui ne dort presque plus. L’angoisse l’étreint chaque fois qu’il pose la tête sur son oreiller, chaque fois qu’il met le pied dehors « de peur qu’un immeuble lui tombe sur la tête ». Dans n’importe quel quartier, il marche « les yeux fixés sur les murs des façades ».

Cet oiseau de nuit, qui a grandi dans le quartier depuis 31 ans, touche régulièrement les murs de son nouveau logement vers le Centre Bourse, « parce qu’une couche de placo peut masquer la réalité ». Il laisse systématiquement la fenêtre ouverte, au cas où… « si ça me tombe dessus, je préfère sauter et me casser de partout ». Cette « fin du monde », comme il l’a vécue, et à laquelle il l’a « échappé belle », personne ne veut la revivre.

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La reconstruction des habitants et celle du quartier n’en est qu’à ses prémices. Les habitants laissent la nouvelle municipalité faire ses preuves « pour que nous puissions leur accorder notre confiance », assure Jean, précisant qu’ils ne craignent pas de faire de nouveau entendre leur voix, dans la rue si nécessaire.

À la veille de ce triste anniversaire, où les commémorations ne pourront se tenir en raison du contexte sanitaire, les habitants espèrent une rénovation en profondeur, sans pour autant changer l’âme de ce quartier, qu’ils affectionnent. Ils aspirent juste à « vivre dans des logements sains » et souhaitent que « la rue d’Aubagne redevienne simplement une rue ordinaire »

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