Jusqu’ici installés au Palais de La Bourse, les Couturiers Solidaires du Sud se déplacent rue de la République. Initiée par Fask, l’action continue et encore 5 000 masques sont prévus à la production.

Alors que le Palais de la Bourse s’était transformé en “usine” de masques ces dernières semaines, les Couturiers Solidaires n’investissent plus le bâtiment depuis jeudi dernier. L’action visant à fournir des masques à ceux qui en ont le plus besoin ne s’arrête pas, mais s’adapte à la situation déconfinée.

20 000 masques distribués et 1 000 personnes mobilisées  

C’est un projet de grande ampleur qui avait été lancé par Jocelyn Meire, fondateur et directeur général de Fask. En effet, ce sont 20 000 masques qui ont été distribués aux structures qui en avaient le plus besoin. Si la cible première était les Ephad, la distribution a dû être revue et adaptée. “Nous avons mis quelques semaines à obtenir la certification aux normes AFNOR. Lorsque nous l’avons eu les Ephad avait déjà en grande partie été dotés”, explique le directeur général de Fask. “A l’heure du déconfinement, nous voulions aussi nous engager pour le redémarrage économique”. En effet, le besoin était grand (à hauteur de 450 000 masques) et des choix ont été fait selon plusieurs critères (niveau d’exposition au virus, urgence, besoin réel…).

Voici la distribution en chiffres :

  • 1 000 ont pu être livrés aux Ephad
  • 6 000 aux métiers d’aide à domicile
  • 2 000 aux structures en charge de personnes en difficultés allant des femmes battues aux SDF
  • 2 000 aux structures en charge de personnes handicapées
  • 4 000 de nos masques à des centres de formations de jeunes et de demandeurs d’emplois
  • 4 000 à diverses associations de petits commerçants

“Sur la totalité de l’action, nous avons eu 1 000 personnes de mobilisées, dont 900 couturiers”, explique Jocelyn Meire. “Si la majorité travaillaient à la confection des masques, il y avait une partie logistique indispensable pour emballer ou livrer”. Si le nombre de personnes engagées sur le long de l’action a été conséquent, il a aujourd’hui drastiquement diminué. Cette baisse est notamment due à la reprise d’une majorité d’activités. Cependant encore motivés à aider, il reste environ 70 bénévoles prêts à travailler.

Fab@Fask : une continuité pour les Couturiers Solidaires du Sud

Si les masques se font de plus en plus faciles à trouver, le besoin est toujours présent. Ainsi, l’action continue mais sous une autre forme. “Il reste encore de quoi faire 5 000 masques”. L’atelier Fab@Fask s’installera sur la rue de la République, dans le local de l’ancien magasin Desigual. Le projet, lancé en interne, intéresse déjà une cinquantaine de personnes. Ce dernier propose une rémunération au masque aux couturiers mobilisés.

L’objectif est multiple. “Cela leur permettra de continuer à s’investir et de mettre du beurre dans les épinards. Les volontaires travailleront de chez eux. Cela évitera la convergence, un déplacement sera autorisé par semaine pour amener les masques fabriqués et prendre la matière première”, continue Jocelyn Meire. Ainsi, la poursuite de l’activité s’accompagne d’un engagement écologique. Si l’atelier sera à but non-lucratif, les masques seront payants afin de rémunérer les couturiers. Ne cherchant pas à créer de la concurrence, Fab@Fask continuera à cibler les petites entreprises du territoire. “Nous faisons ça pour aider, mais ce n’est pas notre activité principale. Nous ne sommes pas là pour créer une concurrence inutile”, conclut le fondateur de Fask. L’action démarrera concrètement mardi 2 juin.

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