Créée par un Marseillais, la marque de casquette sport-chic LXH commence à se faire un nom dans le milieu du luxe. Sportifs, humoristes, top-modèles, personnalités du petit écran… ne jurent que par elle.

Lucas Tourrasse est un grand rêveur. A 24 ans, le jeune Marseillais a toujours préféré la pratique à la théorie. Les équations, les théorèmes, les formules chimiques et mathématiques… Ses années en filière S au lycée de Provence ne l’ont pas poussé à se lancer dans une carrière scientifique, même s’il continue à manier les chiffres.

Alors, une fois son bac en poche, le calcul est vite fait : « J’ai toujours eu une attirance pour le commerce et je crois qu’au fond j’ai toujours eu une âme d’entrepreneur », confie ce jeune patron.

De stages en apprentissage, il découvre les ficelles de l’entrepreneuriat durant son DUT gestion des entreprises et administrations, décroché à Saint-Jérôme, puis au sein de l’école de commerce EM de Lyon.

De Singapour à Marseille

C’est là que sa vie prend un tournant. Singapour lui ouvre les bras. « J’ai eu l’opportunité de faire un stage là-bas, mais rien à voir avec la mode », sourit-il. « J’étais manager d’une start-up qui louait de la vaisselle, de la coutellerie… pour des événements privés ou publics ».

Dans le tumulte de cette petite Suisse d’Asie du Sud-Est, le Marseillais se prend à rêver en grand de sa success story. Celle d’un petit « frenchy » qui rentre au pays avec dans ses valises « LA » bonne idée pour écrire son histoire. Et c’est un achat somme toute banal qui éclaire cette petite ampoule au-dessus de sa tête. « L’idée est apparue en février en passant à mon retour au bercail en juin. Je voulais rentrer à Marseille avec une casquette, mais je ne trouvais pas de modèle qui me plaise vraiment. Je voulais quelque chose de sobre, mais en même temps assez chic. Une casquette que je pourrais mettre pour aller faire du sport, mais aussi en soirée ».

« Longueur X Hauteur »

Lucas finit par choisir, non pas une casquette, mais une vingtaine, vierges de toute inscription. « J’ai appelé un ami féru de mode à l’époque, mais dans le BTP. Quand je suis rentré avec Haykel, on a travaillé sur un logo. Cette première série, je ne voulais pas la vendre à n’importe qui car je n’avais que 20 casquettes ». En collaboration avec les fournisseurs locaux, il fait produire les 20 premiers modèles brodés au nom de LXH, tous numérotés. Et ça plaît ! « Je me suis aperçu que la french touch, comme on dit, ça séduit ».

Ce sont les prémices de ce qui devient quelques mois plus tard la marque déposée « LXH » : « C’est la contraction de Longueur X Hauteur. Ce sont les mesures qu’on a utilisées pour réaliser notre première casquette, un symbole de la recherche de perfection qu’on a mis dans ce projet », raconte Lucas, avec passion.

, La casquette LXH, créée par un Marseillais, pique une tête dans l’univers du luxe, Made in Marseille

Lucas s’est spécialisé dans la casquette de luxe sur-mesure : « Les casquettes dites “de luxe” sont seulement rattachées à une marque de luxe, mais en confectionner une véritable, c’est rare », souligne le jeune homme.

Doutes et relance

Pourtant Lucas doute du potentiel de la vente d’un seul produit – qui plus est haut de gamme – et décide en 2016 de lancer parallèlement une ligne de vêtements : t-shirt, polos, brassières, maillots de bain… « On est allé super loin », raconte Lucas. Mais c’est un flop qui lui coûte, au passage, près de 100 000 euros. « Franchement, ça fait mal, ça m’a mis un coup, surtout que c’étaient des prêts étudiants. »

Mais pas le temps pour la déprime. Lucas reprend son produit phare, et décide avec son nouvel associé, Antoine Van Eecke, de lui donner une nouvelle dimension : plus travaillé, mieux « designé », avec un soin tout particulier apporté aux détails.

, La casquette LXH, créée par un Marseillais, pique une tête dans l’univers du luxe, Made in Marseille

Ils réalisent ainsi huit moules différents pour arriver à trouver le bon équilibre entre longueur et hauteur « pour concevoir une forme qui convient à toutes les têtes. On a aussi revu le graphisme, Antoine a un côté artistique très important et c’est primordial dans l’univers de la mode. On a vraiment fait une casquette sur-mesure, qui se fixe bien, qui fait une belle tête… On a vraiment beaucoup bossé pour obtenir ce résultat ».

Inspiré par un emblème, la Fleur de Lys, LXH rend hommage à l’art de vivre et au luxe à la française avec un objectif : rendre ses lettres de noblesse à la belle casquette.

Une première boutique à Lyon et bientôt à Marseille

Leur premier modèle arrive fin 2017 au studio du magasin Colette. Le concept-store parisien choisit la collaboration entre l’une des pointures du street-art parisien, Zoulliart, et LXH. Parmi les partenaires, des restaurants et plages les plus en vue, de La Môme à Cannes jusqu’à Seaspice à Miami, La Brasserie des Arts et le Café de Paris à Saint-Tropez.

Aujourd’hui, LXH est vendue dans 80 multi-marques en France classées haut-de-gamme ou luxe, à Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Nantes, Rennes… « En deux ans, on a réussi à se faire une place aux côtés d’autres accessoires de renom », s’enthousiasme Lucas, qui vient d’ouvrir sa toute première boutique à Lyon. Présent également, un espace « LXH Lab’ » qui propose aux clients un système de personnalisation « pour offrir la possibilité de porter une casquette unique.»

À Marseille, la casquette est vendue dans la boutique Snatch, rue Grignan et By-Mamé… Et naturellement, l’ouverture d’une boutique est en projet. « Je me suis lancé ailleurs d’abord car je voulais me tester, sortir de ma zone de confort, voir comment le produit allait fonctionner, mais bien sûr, ça va arriver aussi à Marseille ». 

Neuf collections stars « Feel sport, Be chic »

LXH se décline en 9 collections différentes, avec chacune son histoire : « Champs-Elysées », des casquettes sobres et intemporelles inspirées de l’esprit parisien et de ses monuments phares ; cette collection lancée en 2017 met à l’honneur une forme et une coupe sport et chic. Fabriqué à partir de coton de haute qualité, le modèle est brodé d’une ligne tricolore, du logo LXH et de sa fleur de lys. Au dos, le leitmotiv de la maison : Feel sport, Be chic.

Sortent ensuite les collections telles que « les Alpes, », légères, chaudes et moelleuses, qui assurent un style vintage qui allie tradition et modernité ; la douce « Monté-Carlo », dont les casquettes sont fabriquées à partir de suédine, « une matière noble et respectueuse de la cause animale ».

Ou encore « LXH’Art – The French Touch » : les casquettes de cette ligne sont customisées par des artistes au sein des ateliers de la marque. « Ça permet de faire des pièces uniques et c’est l’occasion d’affirmer son caractère ». Même les plus jeunes (de 18 mois à 10 ans) ont droit à leur collection “Kids”.

Dernier modèle lancé, le Nonza. En référence à l’une des plus belles plages de Corse, elle privilégie l’utilisation du simili-cuir pour remplacer le cuir animal, une version déclinée en camel, gris et noir.

, La casquette LXH, créée par un Marseillais, pique une tête dans l’univers du luxe, Made in Marseille

Si les casquettes s’habillent de velour lisse ou côtelé, de feutrine ou de suédine, elles se distinguent également par un soin minutieux apporté à la finition, sur la broderie en 3D, la boucle métal avec le logo LXH en gaufrage, les doublures… et son sac de rangement aux ficelles bleu, blanc, rouge, réutilisable.

Et les stars ne s’y trompent pas ! Les nageurs Camille Lacourt et Florent Manaudou, l’humoriste Kev Adams, Arnaud Tsamere, Cauet, le rappeur SCH, la présentatrice télé Karine Ferri, le mannequin Charlotte Pirroni… ou encore le top modèle international Sandra Kubicka se promènent avec la casquette LXH vissée sur la tête.

Pour cette saison automne/hiver, la marque vient de lancer son nouveau produit : le bonnet 100% mérinos, fabriqué au Puy en Velay (Auvergne), et brodé de la ligne tricolore bleu blanc rouge. « Ils seront disponibles sur notre site en ligne d’ici une dizaine de jours. Cela permet d’être perçu comme une marque de couvre-chef, le but c’est que lorsqu’on pense couvre-chef en France, on pense LXH », espère Lucas, avec encore des rêves… plein la tête.

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