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Pour la première fois, le parti de la majorité présidentielle sera représenté au prochain conseil municipal de Marseille, ce lundi 1 er avril.

Trois mois après l’installation de la nouvelle équipe départementale, menée par Bertrand Mas-Fraissinet, La République en marche fait un pas de plus vers son ancrage local. Pour la première fois, le mouvement d’Emmanuel Macron sera représenté au sein de l’hémicycle municipal marseillais. L’ancien socialiste Stéphane Mari, qui siège sous le statut de non-inscrit depuis quelques mois, ne cachant pas sa proximité avec les marcheurs, portera la parole du comité départemental sur différentes délibérations. Les membres du comité départemental ainsi que les députés Cathy Racon-Bouzon et Saïd Ahamada ont d’ailleurs montré leur unité autour de l’élu à l’occasion d’une conférence de presse, jeudi 28 mars.

La veille, la commission stratégique de LREM, qui travaille sur les questions politiques, s’est réunie pour analyser l’ordre du jour du conseil municipal du 1 er avril, « dans le but d’identifier deux ou trois délibérations sur lesquels nous voulons avoir une position », nous explique Bertrand Mas-Fraissinet. Une intervention est ainsi prévue sur le vote du budget primitif : « On considère que le vote du budget est un vote éminemment politique, plus qu’un vote technique, car on trouve toujours une manière de le mettre à l’équilibre », indique le référent départemental. LREM votera donc « contre ». Considérant que, même s’il est à l’équilibre, « il ne peut pas masquer les insuffisances des politiques publiques dans cette ville depuis les 10 voire les 20 dernières années. C’est, en plus, un budget sous perfusion, à la fois de l’Etat, grâce à la contractualisation et du Conseil départemental. Voter contre, c’est affirmer notre ambition de porter une parole propre sur la ville ».

Les deux audits des écoles marseillaises font débat

LREM veut également avoir son mot à dire sur la délibération concernant la réalisation d’un « diagnostic technique des bâtiments scolaires » à hauteur de 6 millions d’euros. Cet audit fait suite à la polémique sur le partenariat public-privé (PPP) pour la rénovation des écoles marseillaises et pour lequel la majorité municipale dénonce « un procès politique auquel il faut mettre fin » explique Yves Moraine, président de la majorité LR, en marge du déjeuner préparatoire au conseil municipal. Un programme à un milliard d’euros stoppé par le tribunal administratif, mardi 12 février 2018. Syndicat des architectes, collectif contre les PPP, population et élus de gauche… appellent de leur vœu, depuis de nombreux mois, cet audit des 444 écoles de la cité phocéenne.

Pour LREM, cette délibération sonne comme une tentative de la Ville de « débrancher » l’amendement déposé par la députée Cathy Racon-Bouzon, en février dernier, lors de l’examen de la loi « pour une école de confiance ». Elle y demandait un état des lieux du bâti des écoles maternelles et élémentaires de la ville de Marseille, qui devrait être remis au Parlement avant le 30 septembre 2019. Une date qui fait sourire Yves Moraine : « 30 septembre, c’est ce qu’ils disent. Au jour d’aujourd’hui, ils ne peuvent même pas le lancer. On ne sait même pas qui va se charger de cet audit. Pour l’instant, ils essayent de charger les directeurs d’écoles, qui ont bien d’autres choses à faire » gageant que l’audit de la ville « sera réalisé par des professionnels et qu’un appel d’offres va être lancé ». A ce jour, l’inspecteur académique et le Préfet ont fait circuler des questionnaires aux 444 directeurs d’établissements scolaires de la ville en vue pour faire remonter les dysfonctionnements dans leurs écoles. 360 y ont déjà répondu.

Cet amendement stipule d’ailleurs que les « efforts » réalisés par la municipalité pour rénover les écoles « s’avèrent insuffisants pour répondre aux besoins ». La Ville consacre plus de 231 millions d’euros à l’Education ce qui en fait le premier budget municipal, dont 41 millions d’euros pour des travaux de rénovation ou créations d’écoles. « Il y a un audit de l’Etat, auquel s’ajoute désormais celui de la Ville qui va, en plus, demander un financement de l’Etat pour être réalisé », indique Bertrand Mas-Fraissinet.« On votera « pour » car on est d’accord sur le principe, mais heureusement que les députés se sont mobilisés pour qu’in fine la Mairie reconnaisse qu’il y a besoin d’un audit ». Les deux audits devraient d’ailleurs fusionner en seul rapport.

Enfin, sur l’habitat indigne, LREM rappellera les mesures prises par le ministre du Logement, Julien Denormandie et le travail effectué sur le terrain par la députée Alexandra Louis, chargée d’une mission ministérielle sur l’habitat indigne à Marseille.

Sans groupe, les prises de paroles de Stéphane Mari restent suspendues au bon vouloir du maire (LR) de Marseille. Jean-Claude Gaudin comme sa majorité risquent de ne pas voir d’un très bon œil cette « intrusion macroniste » dans l’hémicycle. LREM entend pourtant poursuivre dans cette dynamique et marquer des points avec les Européennes. Le mouvement mise sur le résultat de cette élection pour séduire d’autres maires et conseillers municipaux, et ainsi faire peser un peu plus encore sa voix sur le territoire, avant les échéances municipales.


Dans un papier paru hier sur le site de Libération, l’audit réalisé en 2016 par l’Etat sur les écoles marseillaises a été en partie dévoilé. Le document excel est consultable ici

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