Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a reçu vendredi 1er mars le rapport de synthèse du collège d’experts mandaté suite au drame de la rue d’Aubagne. Il préconise notamment la réquisition de 7 immeubles du périmètre.

La date du 5 novembre résonnera toujours à Marseille comme le synonyme d’un drame. Celui de 8 personnes emportées par les décombres des immeuble situés au 63 et 65 rue d’Aubagne. La crise du mal-logement éclate aux yeux de tous. En quatre mois, ce sont plus de 2 000 personnes qui ont été évacuées de leurs logements, obligées de composer avec leurs connaissances ou logées à l’hôtel par la ville.

De nombreuses fuites dans le réseau

Suite à ce tragique événement, un collège d’experts a été missionné pour analyser l’état des bâtiments environnants, la récupération d’effets personnels des habitants ainsi que la possibilité de réintégrer les logements du périmètre de Noailles. Ce groupe de techniciens a présenté vendredi 1er mars son rapport au maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Concernant le réseau de canalisations, le document atteste que « de nombreuses fuites peuvent engendrer des désordres importants sur les immeubles. Le diagnostic réseau a montré de nombreuses cassures plus ou moins importantes, et donc des infiltrations d’eaux régulières et continues dans le sol ».

33 immeubles ont été inspectés dans la rue d’Aubagne par le bureau d’étude Axiolis et le Centre scientifique et technique du bâtiment. Les analyses ont conduit à la réintégration de 101 personnes dans leurs logements. Sur l’ensemble des bâtiments examinés, dix ont été notifiés d’un arrêté de péril grave et imminent. Ainsi, sept d’entre eux vont être maîtrisés, c’est-à-dire réquisitionnés par la ville de Marseille.

Des réquisitions à l’amiable ou des expropriations

« Ces immeubles ne présentant pas de risque immédiat d’effondrement, nous prendrons le temps nécessaire afin de réaliser une opération de maîtrise foncière et d’urbanisme en réalisant des procédures à l’amiable et, si nécessaire, des expropriations dans le cadre d’une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) », a affirmé Jean-Claude Gaudin par voie de communiqué.

Dans son édition du samedi 2 mars, le quotidien la Provence explique qu’au total 68 familles sont impactées par cette procédure. 33 sont d’ores et déjà relogées définitivement, huit sont en hébergement temporaire, six sont en parc relais et deux familles sont logées par leurs propres moyens. À l’heure actuelle, 19 familles seraient encore à l’hôtel.


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