Depuis le 19 janvier, la société Lime a déployé plus de 500 trottinettes électriques en libre-service dans le centre-ville de Marseille. Un succès qui attire de nouveaux opérateurs. Six d’entre eux ont déjà sollicité la ville pour s’installer.

Après Paris, Lyon, Toulouse et Bordeaux, les trottinettes électriques en libre-service et sans borne ont débarqué à Marseille. « Mais avec plus de succès. Nous n’avons pas rencontré les problèmes des autres villes, car nous avons travaillé durant six mois en amont pour établir une charte très précise », explique Jean-Luc Ricca, adjoint au maire de Marseille à la circulation et au stationnement.

Une charte a été votée au Conseil municipal du 20 décembre dernier et permet à la ville de signer des conventions avec des sociétés privées pour qu’elles déploient leurs services de trottinettes. « Le déploiement des trottinettes, les horaires, les lieux interdits, le stationnement, on a fixé des règles très précises », explique l’élu.

La société Lime a été la première à signer cette convention avec la ville le 19 janvier. Elle déployait le jour même plus de 200 trottinettes en centre-ville. Un mois plus tard, plus de 500 sont en circulation. 25 000 kilomètres auraient été parcourus sur les deux-roues le premier mois par 1 500 utilisateurs, « pour une utilisation ludique, mais aussi en complément des transports en commun dans le dernier kilomètre », précise Jean-Luc Ricca.

, Trottinettes électriques : six nouveaux opérateurs veulent s’installer à Marseille, Made in Marseille

6 nouveaux opérateurs convoitent la ville

La qualité du service semble appréciée des Marseillais selon l’adjoint au maire. Il évoque un succès pour la société de location de trottinettes qui devrait en déployer 1 500 avant l’été. « Lime nous a confié qu’il s’agit du meilleur démarrage qu’ils ont eu en France en termes de nombre de courses, d’utilisateurs, de kilomètres parcourus, et de non-dégradation des trottinettes ».

Toujours selon Jean-Luc Ricca, ce succès attire d’autres opérateurs du secteur à Marseille. « J’ai reçu ce lundi six nouveaux opérateurs qui ont frappé à ma porte ». Car lime n’a pas d’exclusivité, il ne s’agit pas d’un appel d’offres ni de délégation de service public, mais d’une charte permettant à la ville de signer des conventions avec des opérateurs.

Acteur majeur du secteur, le groupe Bird est un des prétendants à la conquête de Marseille. S’il ne donne pas tous les noms, l’élu avance que « toutes les grosses sociétés européennes, de Suède, d’Allemagne, etc. nous ont sollicité ». Il pourrait s’agir notamment de la start-up suédoise VOI, et du service Wind de la société allemande Byke Mobility Gmbh.

Quoi qu’il en soit, une vague de trottinettes électriques devrait déferler sur Marseille d’ici l’été.

, Trottinettes électriques : six nouveaux opérateurs veulent s’installer à Marseille, Made in Marseille
Le groupe Bird veut déployer ses trottinettes à Marseille

Tarifs, fonctionnement, comment ça marche ?

Les trottinettes électriques sont disposées dans le centre-ville de Marseille, en libre-service et sans borne. Ce système, appelé également “free floating” signifie que les trottinettes peuvent être récupérées et déposées n’importe où, ou presque.

La location se fait via smartphone en utilisant l’application Lime. Le service coûte 1 euro pour débloquer une trottinette, et 15 centimes d’euros par minute d’utilisation.

20 commentaires

  1. …pour la ville c’est « gagnant-gagnant ». En effet par contre pour les usagers c’est ” Par ici la monnaie” car 1€ de déblocage de trottinette + 6 € = 7 € la ballade. Prés de 4 fois le tarif d’un tarif solo a la RTM.. Ils peuvent se le garder leur joujou.

  2. …pour la ville c’est « gagnant-gagnant ». En effet par contre pour les usagers c’est ” Par ici la monnaie” car 1€ de déblocage de trottinette + 6 € = 7 € la ballade. Prés de 4 fois le tarif d’un tarif solo a la RTM.. Ils peuvent se le garder leur joujou.

  3. Je pense qu’ il n y a pas d infrastructure de sécurité et si les usagers roulent sur les routes il y aura beaucoup d accidents car nos routes sont en très mauvais état

  4. Au lieu de tout critiquer, voyez les bons cotes de cette opération.
    Mobilite doucd, un coup ” test” tres faible avant d’en acquerir une sk réellement pratique.
    Mais comme d’habitude, cela demande un peu d’intelligence et de responsabilité …

  5. Salut,
    Je suis retraité, et ai constaté que ces engins roulaient vite sur les trottoirs, la police devrait faire des rappels à l’ordre, quant à critiquer cette initiative, je n’en suis pas.
    Je viens d’essayer d’avoir accès au site, pour télécharger leur application sur mon smartphone, dommage, bien trop compliqué pour moi, faire le tour du port avec m’aurait plu je pense, bien entendu, sans rouler sur les trottoirs!!!!

  6. Il faut laisser ça aux pays anglosaxons , chez nous c’est pas possible , trop d’incivilité. Quand vous voyez des jeunes au parc Borely faire les cascadeurs à 2 ou 3 sur la trottinette, c’est pas demain la veille que ce sera possible de développer ce genre de transport en France. Attendez vous à en repêcher dans le vieux port , aux goudes ou à la pointe rouge, ça va tellement les amuser de les foutre à la baille !!

  7. Comment ne pas rouler sur les trottoirs? les routes sont trop dangereuses (les véhicules nous serrent(y compris les bus de la RTM et les chauffeurs poids lourd), les trous nous deséquilibrent ou nous font faire des écarts, on tombe dans les rails du tram(on voile les roues de nos vélos et on se fait très mal), les voies pavées autour du vieux port nous font attrapper la maladie de Parkinson!) , les rues à sens inverses pour les vélos sont hyper dangereuses au niveau des carrefours notamment , et les pistes cyclables , quand elles existent, s’arrêtent soudain sans raison et vous vous retrouvez en pleine circulation, à moins que vous ne circuliez sur ces pistes cyclables peintes entre le trottoir et une rangée de voitures en stationnement qui ouvrent leur porte en empiétant sur cette voie cyclable ( et vlan, un cycliste de moins!)
    La mairie , une fois de plus , met la charrue avant les boeufs : il aurait fallu , depuis des décennies, prévoir des voies de circulation pour les engins alternatifs toujours plus nombreux. Mais il n’est jamais trop tard.
    Car , bien sûr, la place des vélos et autres engins n”est pas sur le trottoir et je comprends la colère des piétons.
    Il faudra quelques bléssés si ce n’est plus pour que la mairie nous prenne en considération.

  8. J’ai télécharger l’application lime s je rentre mon numero de téléphone impossible d’avoir un code accès on me dis d’attendre et de ressayer tjr la même chose . Trop bizarre

  9. L’utilisation des ces véhicules est proscrit sur les trottoirs et sur la voie publique dixit le code de la route.
    Je me demande comment la société de location a réussi à obtenir l’autorisation de déploiement du service.
    Admettons que l’utilisation illicite de se moyen de déplacement face l’objet d’un arrangement de la législation pour le bien fondé de l ‘écologie et peut-être aussi, des intérêts de quelques personnes intéressées au projet.
    Qui va faire respecter la “charte” voté par les membres du conseil municipal ?
    Combien d’accidents de la circulation devra t’on dénombrer avant de se rendre compte d’un manque cruel de réflexion en amont du projet ?
    Au lieu de cela , il est question d’autoriser d’autres acteurs à participer à l’hécatombe.
    Attendons de voir…
    Au nom du pèse, du fric et du saint crédit. Ramène.

  10. Je reviens de Marseille où effectivement les trottinettes sont partout , rangées ou abandonnées un peu n’lmporte où, sous un pont boulevard Sakakini …
    J’essaierais bien par curiosité avant de m’en offrir une … 10 € de l’heure c’eSt un peu cher pour une utilisation quotidienne, une législation avec répression / verbalisation devrait être envisagée avec un blocage de l’application pour les incivilités

  11. Pourriez-vous nous donner des précisions sur la situation juridique de ces engins qui me semblent inconnus du droit français. A priori, ils ne peuvent ni rouler sur la chaussée, ni rouler sur les trottoirs. Qu’en est-il de la couverture ou de la non-couverture des conséquences des accidents corporels ou non par les différentes sortes d’assurance (véhicule, personnelle, responsabilité civile, assurance des loueurs)? Une étude serait la bienvenue. Merci d’avance.

  12. Pour ma part je roule en gyropode dans Marseille depuis bientôt 4 ans, sur la route où sur le trottoir et en priorité sur les pistes cyclables, sans avoir jamais frôlé ou inquiété un piéton. Jamais le moindre problème, aussi je ne supporte pas d’être mise dans le même sac que les inconscients dont je reconnais qu’ils sont légion !! Si j’emprunte les trottoirs c’est parce que certaines rues sont dangereuses avec les nombreux fous du volant qui y sévissent. Quand aux pistes cyclables, elles sont rarissimes !! Il s

  13. Ces engins (certes ludiques) ne sont qu’une possibilité supplémentaire de favoriser l’incivisme. Le bilan de ces quelques mois laisse rêveur lorsqu’on constate le nombre d’accidents survenus aux enfants renversés par ces décérébrés croyant être prioritaires sur les trottoirs, les rues, les voies cyclables et s’octroyant le droit de mépriser la sécurité des piétons qui ne demandent qu’un peu de place pour marcher (entre les crottes laissées par ceux qui ne se donnent pas la peine de les ramasser…..)

  14. Madame, Monsieur,
    Ces trotinettes électriques sont un grand fléau pour notre jolie ville de Marseille. Je suis dans les quartiers nord où il n’y a pas de trotinettes électriques et cela fait 1 mois qu’il y en a une dans ma résidence : Résidence Adoma 100 Traverse Charles Susini 13013 Marseille Saint Jérome. Si vous êtes intéressé je vous invite à contacter la secrétaire au 04 91 6676 07.
    Sincères salutations
    Catherine BERREUR

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