Pour dresser un premier bilan positif de la Charte de la construction, l’adjointe à l’urbanisme de la Ville de Marseille, Mathilde Chaboche, affirme avoir signé la construction de 3500 nouveaux logements en 12 mois.

« Elle fait râler certains, en contente d’autres, et fait sa vie ». L’adjointe à l’urbanisme de Marseille, Mathilde Chaboche, fait le bilan pour le premier anniversaire de la Charte de la construction durable, adoptée par le conseil municipal en octobre 2021. Ce document « politique, qui s’assume comme tel », s’adresse aux promoteurs et autres acteurs de la construction sur le territoire.

Végétalisation, écoresponsabilité, surface des logements, espaces communs… Il fixe 10 enjeux et engagements pour orienter les projets immobiliers dans une trajectoire voulue plus vertueuse et qualitative. Un « changement de paradigme » nécessaire pour le secteur face à « la brutalité du changement climatique », estime l’élue.

Depuis son lancement, cette charte a « fait couler pas mal d’encre. Suscité des inquiétudes », notamment sur « l’effondrement de la construction »… se rappelle-t-elle. Un an après, toujours selon l’adjointe, « il y a un consensus assez général. Je ne suis plus saisie par les corporations qui s’émeuvent de la charte. Elle est, au contraire, saluée ».

La Ville a signé « plus de logements que prévu »

Il faut rappeler que cette charte n’a aucune valeur réglementaire, contrairement au Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Pour l’élue, à qui revient tout de même de valider les permis de construire dans la ville, ce document vise surtout à améliorer le dialogue entre la mairie et les porteurs de projets, en amont des grandes opérations.

La charte est pour elle « un outil très utile pour les guider » dans la conception des projets. Elle oppose « l’urbanisme négocié et l’urbanisme réglementaire ». En estimant que le document permet de poser un cadre dans ces négociations préalables, pour « éviter le favoritisme » tout en permettant des libertés.

Des concepts qui peuvent paraître abstraits ou théoriques. Pour illustrer concrètement que la charte « n’est pas un frein » à la construction, elle avance que les services de l’urbanisme ont signé « 3 500 logements en 12 mois. C’est plus que prévu. On visait 3 000 dans le contrat de relance de la construction de logements signé à l’été 2021 ». Selon l’adjointe à l’urbanisme, « on était plutôt autour de 2 200 » les années précédentes.

Vers une nouvelle mouture de la charte

Pour faire le bilan de cette première année de fonctionnement de la charte, un séminaire se tiendra ce vendredi 21 octobre à l’Ordre des Architectes PACA. Élus, citoyens, promoteurs, maîtres d’œuvre et architectes débattront du dispositif et de sa mise en œuvre.

Des ateliers mixtes doivent également travailler sur une potentielle évolution du document, auquel il manque encore quelques critères, selon Mathilde Chaboche. « Comme le réemploi de matériaux, les toitures qui sont des gisements de surface oubliés. Ou la colorimétrie des bâtiments, qui a un impact thermique ».

Des « possibles nouveaux amendements » que l’adjointe ne souhaite « pas trop nombreux. Pour que la charte reste un document clair et accessible ».

La journée comptera des élus d’autres territoires. Comme Jean-Louis Vincent, adjoint à l’urbanisme de la maire UDI d’Aix-en-Provence. La commune a également adopté une charte du type il y a quelques mois. Le maire PS de Vitrolles sera également de la partie, alors qu’il projette d’en faire de même sur son territoire.

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